Partager l'article ! 4 au 19 juin 2010 : « Femmes de l'eau » et « Sables du pérou »: Page d'information sur les associations Luz in art et Onanyati ...
Le blog « Rue des Vinaigriers » vous invite à découvrir le charme de cette rue d’artistes, d’artisans et de créateurs.
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associatives, culturelles et commerciales ;
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Page d'information sur les associations
Luz in art et Onanyati
Pour en
savoir plus sur l'exposition du 4 au 19 juin 2010 :
CLIC !
Regroupés au sein de l'association péruvienne ONANYATI (« la sagesse des anciens », en
Shipibo), des artistes amazoniens indigènes réinvestissent leur culture ancestrale dans un travail de création en liaison avec les enseignements traditionnels. Ils sculptent les
légendes, peignent les visions et donnent à voir l'invisible au profane. Ce projet artistique et culturel est dédié à la préservation de la forêt amazonienne et de la culture des
peuples indiens, et ce, à travers l'art. L'inspiration des artistes d'ONANYATI: la mythologie, les traditions et rites séculaires, ainsi que la biodiversité menacée de
la forêt. Tout au long de cette exposition riche en émotions, ONANYATI espère sensibiliser le public auxcultures étonnantes et méconnues des peuples natifs, mais aussi informer les
nations occidentales, par le biais de la réalisation artistique, de l'urgence économique et écologique que représentent les forêts ancestrales de la planète.
L'art sacré visionnaire :
Les artistes d'ONANYATI s'inspirent des légendes traditionnelles et d'expériences spirituelles issues du contact avec les esprits de la
nature. Ces œuvres d'art chamanique s'inscrivent dans une tradition aussi ancienne que l'humanité et réinvestissent les pratiques spirituelles traditionnelles, souvent méprisées ou en voie
d'oubli. A la frontière entre l'animisme et la mythologie sacrée, cet art atypique, part en quête de la magie de l'imagination créatrice.
Transes, méditations profondes, rites initiatiques et plantes rituelles ont amené les hommes, de toutes les civilisations et de tous les temps, sur les chemins des mondes intérieurs peuplés d'esprits, de dieux et de démons. Dans les pas des mystiques, les artistes de tous lieux et en tous temps - des pyramides aux cathédrales, sur les pierres des temples et les fibres naturelles - ont façonné leurs représentations symboliques en les rendant visibles à tous. Les plantes enseignantes de l'Amazonie révèlent aux initiés les fabuleux paysages de leurs forêts intérieures. Ces mondes engloutis, pleins de sagesse et de folies, nous parlent de nous, de nos peurs et de nos joies, des ombres et des lumières de l'aube de l'humanité enfouies en nos mémoires ancestrales. Des sorciers malfaisants aux sages guérisseurs,les hommes en recherche d'eux-mêmes y découvrent des terres vierges et à peine explorées; c'est ce cadeau de l'âme que nous offrent à voir le talent des créateurs contemporains de l'Amazonie péruvienne. Les statues colorées de cet art visionnaire sont réalisées dans la même intention que celle des bâtisseurs de cathédrales (autrefois bigarrées) leur donnant ainsi la dimension du sacré.
Un projet 100% équitable
Le projet artistique d'ONANYATI finance les peuples d'Amazonie afin qu'ils puissent protéger leur habitat tout en tirant un profit durable de la forêt. Les artistes, engagés dans leur survie et celle de leur temple vert, offrent 40% du bénéfice de leurs ventes aux projets locaux de reboisement et de sylvicultures et en consacrent 20% à la promotion de l'art sacré vivant et à l'aide à la création. Les 40% restant leur sont reversés dans le cadre d'uncontrat d'art équitable.
Art chamanique et Amazonie :
L’Amazonie :
L'Amazonie est une région d'Amérique du Sud. D'une superficie de 4 500 000 km2, cette plaine vaste et étendue est traversée par le fleuve Amazone et par ses affluents. L’Amazone est parfois si large qu’il peut mesurer jusqu’à 30 km d’une rive à l’autre. Principalement recouverte par la forêt amazonienne dite « le poumon de la terre », l'Amazonie se distingue par son incroyable richesse historique, culturelle et surtout biologique (faunistique et floristique). Des caractéristiques de l'Amazonie, on peut noter un climat très chaud et humide réparti sur toute l'année. Le milieu dit tamponné (c'est à dire à valeurs presque constantes) présente des températures moyennes de 26°C ainsi que des précipitations moyennes de 2100 mm par an à 2450 mm par an (il existe cependant une zone au nord-ouest de l'Amazonie qui accumule plus de 10 000 mm de pluie par an). C'est ce caractère humide qui confère ainsi à l'Amazonie son étonnante biodiversité. Ses arbres les plus hauts culminent à 60 mètres. Elle abrite la plus importante biodiversité du globe. La moitié des animaux de la planète y vit et presque un arbre sur deux y pousse.
Parmi les animaux les plus impressionnants … le jaguar, roi de la jungle amazonienne (son nom signifie "qui tue d’un seul saut"), des crocodiles et des caïmans de 6 mètres de long, des dauphins d’eau douce, le pirarucu, un poisson qui peut mesurer jusqu’à 5 mètres, des lamantins appelés aussi vaches marines de 600 kg, des anguilles électriques de plus de 2 mètres qui émettent des décharges de 500 volts, des tortues géantes, des serpents anaconda de plus de 6 mètres, le magnifique perroquet ara macao, le toucan, oiseau au bec coloré qui est devenu l’emblème de l’Amazonie, le tatou géant, le grand fourmilier avec sa langue gluante d’un mètre mais aussi des milliers de singes, d’oiseaux de toutes les couleurs, de fourmis et d’insectes tous plus étranges les uns que les autres… et bien sûr, le célèbre piranha !
D'un point de vue territorial, L'Amazonie est partagée par de nombreux pays. On peut notamment distinguer une partie d'Amazonie au Brésil, comprenant quelques Etats comme celui d'Acre, Amapá, Amazonas, Pará, Rondônia, Roraima et Mato. Une Amazonie en Colombie qui couvre 406 000 km2 et comprenant les Etats de Amazonas, Guainia, Vaupes, Putumayo et Caquetá. Une Amazone en Bolivie correspondant aux départements de Pando, Beni, Santa Cruz, une partie de La Paz, de Cochabamba et de Tarija. Une Amazonie du Pérou constituée des départements Loreto, Madre de Dios, San Martín, Amazonas et Ucayali. Une Amazonie équatorienne, vénézuélienne (qui correspond à la région Sud-Est), ainsi qu'une Amazonie française correspondant à la Guyane Française.
La forêt en danger :
Avec une perte moyenne de 0,5 % par an depuis 15 ans soit environ 80 000 km2, la forêt amazonienne n'en aurait plus que pour 200 ans à vivre. 15% aurait déjà disparu !
On abat des hectares et des hectares d’arbres, on trace des routes (dont les célèbres transamazoniennes), on déloge des communautés indiennes, pour loger les ouvriers, on construit des villages qui grandissent pour devenir d’immenses agglomérations comme Manaus ou Belém qui comptent chacune plus d’un million d’habitants…
Les premiers à souffrir des conséquences de cette déforestation sont les tribus d'Amazonie. Ces populations menacées par l'avancée des exploitants forestiers et agricoles se retrouvent de plus en plus isolés. On dénombre pas moins de 60 groupes ethniques principaux en Amazonie.
Une autre conséquence de cette déforestation se ressent sur la faune et flore amazonienne. Couvert par des écosystèmes de type forêts tropicales, l'Amazonie constitue ainsi un des plus importants réservoir de biodiversité terrestre. Lié au développement économique du pays, la déforestation entraîne avec elle une disparition d'espèces que l'on ne retrouve nul par ailleurs sur Terre. Amphibiens, Oiseaux, Arthropodes, Végétaux, Arbres rare comme l'acajou disparaissent peu à peu.
Des exemples plus précis : Il y a 54 peuples indigènes dans l’Amazonie colombienne. Parmi eux, 22 sont menacés d’extinction, parmi lesquels certains comptent très peu de membres. La déforestation en Equateur atteint le taux record de 2,4 % par an ! A ce rythme, elle disparaîtra totalement en 2049.
Et rien de s’arrange. En juin dernier, le Pérou a connu des affrontements violents entre des groupes autochtones qui tentent désespérément de protéger la forêt amazonienne et le gouvernement qui a fait voter et promulger des lois autorisant l’exploitation intensive des mines, du bois et de l’agriculture à grande échelle dans la forêt ombrophile.
Alarmés par les scientifiques faisant état d'une situation critique, l'Homme, à défaut d'inverser la tendance désastreuse de ses actes, pourrait à tout le moins encore stopper ces dégâts afin de préserver au maximum la survie d'une biodiversité unique et sa propre survie sur Terre.
Les indiens d’Amazonie
Pendant des milliers d’années, les tribus indiennes ont vécu à leur rythme dans de petits villages perdus entre les bras des fleuves. La découverte du Brésil au XVIe siècle a totalement bouleversé leur mode de vie. Les conquistadors venus d’Europe ont massacré les Indiens par milliers et leur population qu’on estime de 5 à 6 millions a été décimée. Les maladies venues d’Europe ont encore aggravées la situation. Aujourd’hui, ils sont entre 10 et 20 fois moins.
Les problèmes des Indiens se sont accentués au XIXe siècle quand les Européens se sont intéressés aux incroyables richesses de leur forêt. On exploita alors le caoutchouc de l’hévéa (caoutchouc vient d’un mot indien qui signifie « arbre qui pleure ») et les magnifiques bois équatoriaux. Par rapport au gigantisme de ses ressources, cette exploitation ne faisait pas grand mal à la forêt, mais ne pouvait que s’amplifier… Et c’est ce qu’il s’est passé, il y a une trentaine d’années.
Le Brésil a décidé de profiter au maximum des atouts de la forêt qui est l’une des plus riches du monde (caoutchouc, bois, papier, fruits exotiques, cacao, poivre, émeraude, fer, bauxite, manganèse, cuivre, nickel et or…).
Souvent chassés de leurs terres, les Indiens deviennent seringueiros (récolteurs de caoutchouc) ou garimpeiros (chercheurs d’or) pour survivre et vivent, à de rares exceptions, dans la plus grande misère.
Des artistes Amazoniens : sculpteurs et peintres indigènes, ont choisis de réinvestir leur culture dans un travail de création en liaison avec les enseignements traditionnels issues des plantes sacrées. Ils ont sculpté les légendes, peint les visions et donné à voir l’invisible au profane. Leur projet artistique en cours vise à financer ce soutien aux peuples d’Amazonie afin qu’ils puissent protéger leur habitat tout en en tirant profit. Les artistes présente leur travail à l’ancienne usine du Chemin de Vaux à Etréchy dans l’Essonne. Ils cherchent des musées, des salles d’expositions capablent de présenter leur travail et leurs intentions.
Pour visiter leur lieu de présentation près de Paris, contacter Jean-Michel de l’association Luz’in Art au 06 83 59 21 80 ou écrivez-lui : jm.gassend laposte net