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Mercredi 17 juin 2009
La situation des exilés n'est guère enviable...

Un « petit kaboul » en plein Paris


Square Villemin : l'adresse, en plein coeur de Paris, est connue jusqu'à Kaboul. C'est là, en plein coeur du 10e arrondissement, entre le canal Saint-Martin et l'ancien couvent des Récollets, que trouvent refuge les Afghans qui errent dans les rues de la capitale depuis la fermeture, fin 2002, du centre d'accueil de réfugiés de Sangatte. Le quartier, à proximité des gares du Nord et de l'Est, s'apparente à une banlieue de Calais, un appendice du littoral du nord de la France.

 

Alors qu'en avril un Afghan a été tué et un autre grièvement blessé dans une rixe survenue dans ce square surnommé "le Petit Kaboul", la police y a démantelé le 12 mai une filière d'immigration clandestine qui, partant d'Iran et d'Irak, transitait par Paris avant de rejoindre la Grande-Bretagne, la Suède ou le Canada. Une filière jugée "emblématique" par Eric Besson, le ministre de l'immigration, notamment "par les conditions de vie intolérables faites aux migrants, avec un "stockage" dans le square Villemin".


Chaque soir, ils sont près de 200 à remonter le long du canal, jusqu'au métro Jaurès, pour bénéficier d'un repas chaud distribué par l'Armée du Salut, puis attendre un des trois bus Atlas de la RATP qui, pour les plus chanceux, les conduiront pour la nuit vers un centre d'hébergement d'urgence. Des SDF parisiens et quelques "chibanis", ces anciens qui habitent les foyers du quartier, que l'on distingue ne serait-ce que par leur âge, se mêlent à eux. Les exilés afghans, exclusivement des hommes, ont rarement plus de 28 ans. Mais il y en a de plus en plus jeunes. Des mineurs de 15, 16 ans, voire moins.


Lorsqu'il arrive sur le lieu de distribution, Jean-Michel Centres, membre du Collectif de soutien des exilés du 10e, est assailli de questions. L'un, ayant été interpellé, s'inquiète de ce qu'il va devenir avec l'arrêt de reconduite à la frontière qu'il s'est vu remettre, un autre demande une carte d'Europe pour mieux cerner le trajet qu'il lui reste à faire, un troisième s'interroge sur les droits d'asile en Europe...


Hussein, 16 ans et demi, veut gagner la Suède. Reconnu mineur après une expertise osseuse à laquelle il a été contraint de se soumettre, il devrait être pris en charge par l'Aide sociale à l'enfance. Mais plus de quatre semaines ont passé et il n'a toujours rien vu venir. Ni le début d'une scolarisation ni même une chambre d'hôtel ou une place dans un foyer. Alors, découragé, il a décidé de se remettre en route. "Comment tu vas y aller ?" lui demande Jean-Michel Centres. "Avec le bus", répond Hussein, expliquant par un geste de la main qu'il se glissera dessous... prêt à tout.


Hussein aurait pu essayer de bénéficier d'une mise à l'abri, en se rendant sur la place du Colonel-Fabien, toute proche, où France Terre d'asile recueille chaque soir une vingtaine de mineurs pour les emmener à l'Espace solidarité insertion (ESI), accueil de jour pour SDF transformé en dortoir pour mineurs avec des matelas posés à même le sol. Mais, "l'ESI, c'est pas bien", explique Shahid, un de ses camarades, mimant des grattements sur son bras. Et puis les places restent peu nombreuses.


Alors, comme leurs compagnons d'infortune n'ayant pu monter dans un des trois bus Atlas, Hussein et Shahid dorment dehors. Il est presque 21 heures lorsqu'ils regagnent le square Villemin. Le jardin est fermé, mais ils escaladent ou se faufilent entre les grilles. Quelques-uns ressortent rapidement, duvet, couverture et cartons sous le bras, pour aller trouver, sous les arcades et les porches des rues adjacentes, un endroit plus abrité.


Le matin, à 8 heures, ils sont une bonne centaine, disséminés un peu partout dans le jardin, à émerger dans l'humidité d'une nuit souvent pluvieuse. Réveillés une demi-heure plus tôt par la police pour qu'ils évacuent, certains font un brin de toilette, à tour de rôle, à la fontaine, remballent leurs affaires. A 9 heures, tous finissent par converger vers le Centre d'accueil médicalisé et de réinsertion économique et sociale (Camres), tout proche, où ils peuvent prendre un petit déjeuner complet les mardis et jeudis, une boisson chaude le reste du temps. Là commence pour eux une journée d'errance. Le mercredi dans le jardin, riverains avec leurs enfants et Afghans cohabitent, sans heurt. Les plus âgés du quartier jouent à la pétanque, tandis que sur le terrain de volley mitoyen les Afghans font un match de foot.


Cette errance peut durer des mois. Car même quand ils déposent une demande d'asile, leur dossier est souvent examiné en procédure dite prioritaire, qui ne leur permet pas d'être logés et de recevoir l'allocation d'attente. Ahmed, 19 ans, a déposé une demande. Et il ne comprend pas, lui qui a fui les combats de Ghazni et rêve d'une "good life", pourquoi il ne peut pas être scolarisé ni même avoir une chambre...


Si l'asile est accordé dans environ la moitié des cas, ce qui encourage certains à rester en France, les conditions d'accueil en remettent d'autres sur les routes de l'exil. Beaucoup craignent en déposant une demande d'asile d'être renvoyés dans le pays où ils ont dû donner leurs "fingers", leurs empreintes digitales, comme le prévoient les règles européennes.


La Grande-Bretagne reste l'objectif ultime pour beaucoup, bien que les conditions de vie dans le Calaisis soient plus dures encore et le passage de la Manche de plus en plus difficile... et cher. Nombre d'entre eux reviennent d'ailleurs de Calais après deux, trois mois de tentatives infructueuses. Essayant, en vain, depuis novembre 2008 de passer, Amin a fini par regagner Paris "parce que, dit-il, il y a trop de menaces dans la "jungle" maintenant". Depuis que le ministre a annoncé le 23 avril son intention de fermer cette zone à Calais, les interventions policières s'y multiplient.


Ces déconvenues n'incitent pas Amin à renoncer à poursuivre sa route. De toute façon, il est persuadé que la France ne lui accordera pas l'asile, car ses empreintes ont été relevées en Grèce. D'autres dans son cas envisagent de tenter leur chance vers d'autres pays. En particulier les pays scandinaves, qui ne renvoient pas les réfugiés vers le pays d'Europe par lequel ils sont entrés. Mais Amin, lui, veut à tout prix franchir la frontière britannique. Après avoir un peu soufflé au square Villemin, il est bien décidé à retenter sa chance. Cette fois en passant par Dunkerque.

Laetitia Van Eeckhout

Article paru dans l'édition du Monde du 21.05.09.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/05/20/un-petit-kaboul-en-plein-paris_1195733_3224.html

 

 

 

L’association Camres a été crée en 1992. Elle a pour objet d’accueillir et de réinsérer des personnes en situation de grande précarité sociale, pour la plupart sans domicile fixe, notamment allocataires du RMI . Dans ce but, l’association dispose d’un accueil de jour situé au 11 passage Dubail à Paris 10ème. Les objectifs du Camres sont l’accueil des personnes en détresse, la lutte contre la précarité, l’insertion par le logement, l’insertion par l’emploi, l’insertion par la formation et l’aide aux démarches administratives. L’intervention des bénévoles dans les dossiers (suivi de dossier, rédactions d’actes, accompagnement, recherches...) est essentielle.

 

Afin que l'action indispensable de cette association puisse continuer sans que le flux de sa fréquentation nuise à la tranquilité des riverains, la municipalité a engagé une reflexion sur son éventuel changement d'implantation. A suivre...

Par sylvie - Publié dans : Humeur de webmaster - Communauté : Les amoureux de Paris
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Lundi 1 juin 2009

Je ne sais pas pour vous, mais moi, les élections européennes, je m'y perds un tantinet. Il faut dire qu'avec 160 listes en France et plus de 3000 candidats pour seulement 72 sièges à pourvoir (27 listes pour 13 sièges en Île-de-France), il y a de quoi ! Alors pour qui et pourquoi voter ? Un petit point s'impose pour beaucoup...


elections europeenes _ rue des vinaigriers Les prochaines élections européennes se déroulent le dimanche 7 juin 2009, à l’exception de la Polynésie Française, de Saint-Pierre-et-Miquelon, de Saint-Martin, de Saint-Barthélemy et des départements des Antilles et de la Guyane où le scrutin a lieu le samedi 6 juin. Les résultats définitifs ne seront connus que le lundi 8 juin, à midi.

 

En France, 72 députés européens doivent être élus. Dans chaque circonscription (Nord-Ouest, Ile-de-France, Ouest, Est, Centre, Sud-Ouest et Sud-Est), les citoyens doivent voter pour une liste où figure généralement plus d’une vingtaine de noms appartenant à la même tendance politique. Onze partis politiques français devraient présenter leurs listes pour ce scrutin. Le site Toute l’Europe.fr permet de découvrir les têtes de liste, officiels et encore officieux, pour chaque circonscription. Sur les 139 candidats officiels en position éligible (1ère, 2e et pour certains partis 3e place), 33 sont des députés sortants.

 

La campagne électorale s’ouvre le lundi 25 mai 2009, à zéro heure, et s’achève le samedi 6 juin 2009, à minuit, à l’exception de la Polynésie française, de Saint-Pierre-et-Miquelon, de Saint-Martin, de Saint-Barthélemy et des départements de la Guadeloupe, de la Martinique et de la Guyane, où elle prend fin le vendredi 5 juin 2009, à minuit.


Cliquez ici pour découvrir toutes les listes en lice

 


 

 


LES BONNES RAISONS DE VOTER SELON La Fondation Robert Schuman

 

 

1) LE PARLEMENT EUROPEEN : LA SEULE INSTITUTION ELUE AU SUFFRAGE UNIVERSEL DIRECT

 

Le Parlement européen est la seule institution dont les membres sont élus au suffrage universel direct depuis 1979.

Voter est un droit ! En tant que citoyen européen, voter aux élections européennes est un droit fondamental et le moyen de participer et de peser sur le fonctionnement de l’Union européenne. Du 4 au 7 juin 2009, ce sont plus de 375 millions d’électeurs qui sont appelés à voter.

Les citoyens de l'Union, résidant dans un Etat membre dont ils n'ont pas la nationalité, ont le droit de voter et de se porter candidat dans cet Etat membre, s'ils le souhaitent.

 

2) LE PARLEMENT EUROPEEN : LA SEULE INSTITUTION QUI A VU SES POUVOIRS AUGMENTER AU FIL DES TRAITES

 

Le Parlement européen est la seule institution dont les pouvoirs se sont étendus de manière aussi continue depuis une trentaine d’années, que ce soit sur les plans législatif, budgétaire notamment à l’égard du Conseil des ministres et en matière de contrôle, notamment à l’égard de la Commission européenne.

Voter a un réel impact : la hausse continue des pouvoirs du Parlement européen confère aux électeurs un poids et une influence politique qui est réelle.

 

3) LE PARLEMENT EUROPEEN : UN IMPACT CONCRET SUR LA VIE QUOTIDIENNE DE CHAQUE EUROPEEN

 

Élu tous les cinq ans, le Parlement européen est un acteur de poids dans le processus décisionnel de l’Union européenne. Il vote et façonne la législation européenne qui influence votre vie quotidienne, notamment en termes de protection de l’environnement ou de sécurité du consommateur.

Voter aux élections du Parlement européen, c’est choisir qui agira et votera en votre nom pendant 5 ans.

 

4) LES EURODEPUTES : VOTRE VOIX EN EUROPE !

 

En votant aux élections européennes, le citoyen européen choisit directement les représentants qui incarnent ses préférences idéologiques et partisanes.

Voter est un choix partisan : les électeurs européens peuvent influencer la composition politique du Parlement européen et donc l’orientation et le contenu des politiques européennes.

 

5) VOTER : UN CHOIX EN FAVEUR DE L’INFLUENCE DE SON PAYS


Le Parlement européen est une institution stratégique pour l’influence des Etats membres de l’Union européenne : le vote des électeurs européens doit aussi être appréhendé comme un choix en termes d’influence nationale.

Le vote aux élections européennes sera d’autant plus efficace qu’il sera massif et renforcera l’influence des députés au sein du Parlement europée

 

6) L’ABSTENTION : UN AVANTAGE POUR LES EXTREMES

 

L’abstention aux élections européennes a un véritable coût dans la mesure où elle favorise les extrêmes, dont les partisans se mobilisent généralement davantage pour aller voter. Le non-vote des abstentionnistes contribue, en partie, à l’affaiblissement de l’influence nationale d’un pays au sein du Parlement européen.

 

7) L’INFLUENCE DE LA LEGISLATION EUROPEENNE

 

De plus en plus, la législation européenne est transposée dans les Etats membres, ce qui implique une influence directe sur la législation nationale.

 

Par sylvie - Publié dans : Humeur de webmaster - Communauté : Les amoureux de Paris
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Samedi 28 mars 2009

rue des vinaigriers - la rue des artisans, createurs, artistes Comme tous les derniers dimanches de mars, le passage à l’heure d’été aura lieu ce 29 mars : à 2h, il sera 3h. Nous dormirons donc tous une heure de moins.

Le changement d’heure, c’est l’occasion de régler sa montre, ses réveils, l’horloge de son four, mais c’est également le retour de l’éternel débat : pour ou contre ?

Pour certains, c’est un geste écolo qui permet une économie d’énergie. Le soir, les Français devraient se coucher une heure plus tôt et donc... éteindre leurs lampes de chevets plus tôt. Pour d’autres, au contraire, la perte d’une heure de sommeil entraîne une perturbation du rythme biologique naturel.

Selon une étude de l’Institut Karolinska de Stockholm, réalisée entre 1987 et 2006, le nombre de crises cardiaques augmenterait de 5% dans la semaine suivant le passage à l’heure d’été. De quoi donner de l’eau au moulin des détracteurs du changement d’heure.

Sur les forums, les internautes s’en donnent déjà à cœur joie. Sur l’un d’entre eux, 421 se déjà sont prononcés "contre", 61 "pour" et 26 "ni pour, ni contre".

Instauré en France en 1975, le changement d’heure a lieu deux fois par an : une fois le dernier dimanche d’octobre, l’autre le dernier dimanche de mars. Depuis 1998, les dates de changement d’heure sont harmonisées au niveau de l’Union européenne.


Margaux de Frouville pour France info

Par sylvie - Publié dans : Humeur de webmaster - Communauté : Agora
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Samedi 28 mars 2009

rue des vinaigriers - la rue des artisans, createurs, artistes Ce soir de 20h30 à 21h30 le Fonds mondial pour la nature (WWF) invite la planète à se plonger dans le noir pour témoigner de son engagement contre le réchauffement climatique.

Dans l’idéal, vous serez un milliard dans quelque 1.000 villes du monde à participer à cette initiative, née en France il y a deux ans. A l’origine de cinq petites minutes, la grève des ampoules a été étendue à une heure par WWF en Australie ; vous étiez 50 millions l’année dernière à vous être mobilisés.

 

En France, 200 villes se sont d’ores et déjà engagées à participer au blackout. Paris, « ville lumière », prévoit un grand coup : couper l’éclairage de plus de 200 de ses monuments. Apprêtez-vous à voir sous un autre jour les joyaux de Paris : le Louvre, l’Hôtel de ville, Notre Dame, La place Vendôme, la place des Vosges, la place de la Concorde, la Panthéon, les Invalides, l’Opéra Garnier… seront plongés dans la nuit.

 

Quant à la Tour Eiffel, elle sera éteinte pendant 5 minutes à 20h30 précises affirme la mairie de Paris et elle ne scintillera pas à 21h. WWF France propose de diffuser vos vidéos de l’extinction des feux d’un monument sur son site Planète Attitude, un clip géant sera créé pour témoigner de la mobilisation générale.

 

Un peu partout sur la planète les grands monuments s’éteigneront de manière symbolique comme l’Acropole à Athènes ou l’Empire State Building à New York. A Hong Kong, réputé pour sa baie scintillante, 1.500 bâtiments devraient également couper le courant.

2009 est une année décisive au cours de laquelle se décideront les politiques mondiales de lutte contre le changement climatique pour les prochaines décennies, notamment lors du sommet de Copenhague en décembre prochain. Ce sommet doit trouver un accord prolongeant le protocole de Kyoto qui prend fin en 2012.

 

Seul point noir : une importante variation dans la consommation d’électricité peut provoquer une panne de courant. Pour tenter d’y parer, une seule consigne : rallumer progressivement les lumières à 21h30.

 

Rassurez-vous, vous n’êtes pas obligés de rater le foot à la télé ce soir pour participer à cette mobilisation mondiale, seules les grandes lumières visibles de l’extérieur doivent être éteintes.

Alors êtes-vous prêts à passer du côté obscur ? Tous à vos interrupteurs, RDV à 20h30.

Léa Zilber pour France Info

Par sylvie - Publié dans : Humeur de webmaster - Communauté : Agora
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Samedi 21 mars 2009
ALERTE ENLEVEMENT A RELAYER DANS TOUS LES SENS Elise, une fillette de trois ans et demi, a été enlevée par deux hommes et une femme qui ont agressé le père avec qui elle se promenait, vendredi à la mi-journée en Arles, dans les Bouches-du-Rhône.

Une procédure Alerte Enlèvement a été déclenchée.

Les ravisseurs ont pris la fuite à bord d'un véhicule Renault Modus immatriculée 399 ABD 76 (couleur beige ou marron).

Elise mesure 97 cm, est de corpulence normale, a les cheveux mi-longs, châtain clair et les yeux marrons. Elle portait au moment de l'enlèvement un pantalon de toile noir, des chaussures montantes, un gilet de  laine gris et noir et une parka à capuche.

Contact Gendarmerie : Téléphone : 0805 200 200




Le père français et la mère russe de la petite de trois ans et demi sont bien connus de la justice de Tarascon. Ils se disputent la garde d'Elise...

L'enlèvement d'Elise André dans une rue d'Arles (Bouches-du-Rhône) apparaît comme le troisième acte d'une longue dispute familiale, selon les premiers éléments de l'enquête. La femme mise en cause dans le communiqué d'alerte de la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) avec deux autres hommes, serait la mère russe d'Elise, Irina Belenkaya, explique le Parquet de Tarascon à 20minutes.fr. «Ce qui est relativement rassurant pour la santé de la petite fille», confie un magistrat.

Une information confirmée ce vendredi soir par nos confrères du «Midi Libre»,
qui expliquent qu'à 13h15, Irina Belenkaya s'est présentée avec Elise dans les locaux d'Europcar Montpellier, gare Saint Roch: «Nerveuse, elle cherchait à louer une nouvelle voiture. Mais sa carte bleue a été refusée.» L'employée d'Europcar a fait le rapprochement dans l'après-midi et a alerté la police.

Un premier enlèvement en Russie

Le père français, Jean-Michel André, et la mère russe, Irina Belenkaya, de la petite se sont séparés peu après sa naissance. Le début des problèmes. En 2007, alors que le couple est en instance de divorce, la mère de la petite, qui n'en a pas la garde, l'a emmenée en Russie. Elle fait l'objet depuis le 8 janvier 2008 d'un mandat d'arrêt international pour ce motif. Puis le père est allé la récupérer là-bas pour la ramener s'occuper d'elle à Arles.

«Il s'agirait du nouvel épisode de cette séparation conflictuelle, mais la proportion est autrement plus grave cette fois, avance le Parquet. Le père a été sévèrement battu par les deux hommes, il est blessé à l'oeil et a été transporté à l'hôpital
Joseph-Imbert dans un état sérieux. Mais il a pu nous parler.» Comme les nombreux témoins qui ont assisté à cet enlèvement spectaculaire à 11h50 sur le chemin De Brissy, près du collège Van Gogh. Après s'être fait passer pour des policiers et avoir agressé le père, qui venait de récupérer sa fille à l'école, avec une matraque électrique, les ravisseurs ont pris la fuite dans une Renault Modus beige ou marron immatriculée 399 ABD 76, une voiture de location.

Le juge aux affaires familiales de Tarascon avait reçu les parents

Les magistrats de Tarascon connaissent bien les parents d'Elise. «Une information judiciaire a été ouverte en 2007 auprès du tribunal de grande instance après les premiers faits en Russie, précise un magistrat. Le juge aux affaires familiales a déjà reçu les parents, après la séparation, le juge d'instruction a rencontré le père récemment La mère a également déclenché une procédure judiciaire en Russie contre le père pour enlèvement. La justice tentait de mettre en place ces dernières semaines un système de médiation.

Antoine Paganelli, le procureur de la République de Tarascon, est en ce moment à Arles pour mener les investigations. «Nous ne pouvons affirmer à cette heure que c'est la mère qui a enlevé l'enfant, a précisé Paganelli. C'est bien sûr une piste que nous considérons mais il faut rester prudent».
Selon le procureur, le père dit avoir vu «une femme tout de noir vêtue et qui portait une perruque s'approcher de la scène. Il ne l'a pas vue directement mais il imagine que c'est elle qui a pris la fillette». Selon un retraité qui a vu l'enlèvement, la petite ne s'est pas débattue et ne criait pas.




Le dispositif Alerte enlèvement

Adopté en France en février 2006, le plan "Alerte Enlèvement" est un dispositif d’alerte de la population qui repose sur une convention signée par les ministère de l'intérieur et de l'aménagement du territoire, de la défense, des transports, de l'équipement, du tourisme et de la mer, mais aussi le conseil supérieur de l'audiovisuel, les principaux médias français, les sociétés de transports et les associations de victimes.

Ce plan consiste à diffuser très rapidement auprès de la population et sur l'ensemble du territoire national, des informations précises relatives à l'enlèvement d’un mineur. Et ce, par le biais de la presse, la radio et la télévision, mais aussi du réseau routier et SNCF. L’objectif est de déclencher cette opération le plus tôt possible après le rapt, pour provoquer des témoignages susceptibles de localiser la victime et son ravisseur.

Car les premières heures suivant la disparition sont décisives. Et c’est ce que démontre une étude réalisée aux Etats-Unis en 1993. Elle met en évidence que sur 621 enlèvements d'enfants qui se sont terminés par un homicide, 44% des enfants ont été tués dans la première heure, 74% dans les trois heures et 91% dans les 24 heures suivants l'enlèvement.

Un dispositif inspiré des Etats-Unis. Le plan français est largement inspiré du dispositif "Amber", créé au Texas en 1996. Et ce, à la suite du rapt et de l’assassinat d’une petite fille de 9 ans, Amber Hagerman. Il existe maintenant depuis plusieurs années dans tous les Etats-Unis et au Canada, et à différents niveaux: national, régional et local. Concrètement, il consiste à lancer à la radio, à la télévision et sur les panneaux des gares et autoroutes, une alerte massive pour mobiliser la population à la recherche d'un enfant enlevé et de son ou ses ravisseur(s) présumé(s). 426 enfants ont ainsi été sauvés grâce à ce système depuis sa création. En 2007, 227 alertes ont été déclenchées et 188 ont été résolues avec succès, dont 48 exclusivement grâce à l’"Alert Amber".

Les critères de déclenchement. Pour activer l’"Alerte enlèvement", quatre critères doivent être réunis.
Il faut que :
_ l’enlèvement soit avéré et que ce ne soit pas une simple disparition
_ l'intégrité physique ou la vie de la victime soit en danger
_ des éléments d'informations permettent de localiser l'enfant ou le suspect
_ la victime soit mineure

Chaque fois que cela est possible, les parents de la victime doivent donner leur accord au déclenchement de l'alerte.
Seul le Procureur de la République peut déclencher l’alerte, en concertation avec les enquêteurs et après information du procureur général près la cour d'appel et de la Direction des Affaires Criminelles et des Grâces du ministère de la Justice.
Le message d'alerte doit être simple, précis, solennel et validé par le magistrat ayant ordonné son déclenchement.

Coopération des médias
Une fois l’alerte déclenchée et le message d’alerte fixé, le dispositif se met en place dans les médias. A la télévision, un bandeau défile tous les quarts d'heure, tandis qu'un message en plein écran, avec éventuellement une photo, s'affiche entre les programmes. Les chaînes régionales de la zone concernée diffusent également des messages plus rapprochés. A la radio, un message est lu toutes les quinze minutes avec le texte intégral de l’alerte. Et de plus, la SNCF, la RATP et les sociétés d'autoroute doivent également relayer le message à l’aide notamment de leurs panneaux d’affichage.

Par sylvie - Publié dans : Humeur de webmaster - Communauté : Agora
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Mardi 20 janvier 2009

« Nous le peuple, dans le but de former une union plus parfaite.

Rue des vinaigriers créateurs artistes artisans Il y a deux cent vingt et un ans, un groupe d'hommes s’est rassemblé dans une salle qui existe toujours de l'autre côté de la rue, et avec ces simples mots, lança l'aventure inouïe de la démocratie américaine.

Agriculteurs et savants, hommes politiques et patriotes qui avaient traversé l’océan pour fuir la tyrannie et les persécutions, donnèrent enfin forme à leur déclaration d’indépendance lors d’une convention qui siégea à Philadelphie jusqu’au printemps 1787.

Ils finirent par signer le document rédigé, non encore achevé. Ce document portait le stigmate du péché originel de l’esclavage, un problème qui divisait les colonies et faillit faire échouer les travaux de la convention jusqu’à ce que les pères fondateurs décident de permettre le trafic des esclaves pendant encore au moins vingt ans, et de laisser aux générations futures le soin de l’achever.

Bien sûr, la réponse à la question de l’esclavage était déjà en germe dans notre constitution, une constitution dont l’idéal de l’égalité des citoyens devant la loi est le cœur, une constitution qui promettait à son peuple la liberté et la justice, et une union qui pouvait et devait être perfectionnée au fil du temps.

Et pourtant des mots sur un parchemin ne suffirent ni à libérer les esclaves de leurs chaînes, ni à donner aux hommes et aux femmes de toute couleur et de toute croyance leurs pleins droits et devoirs de citoyens des Etats-Unis

Il fallait encore que, de génération en génération, les Américains s’engagent —en luttant et protestant, dans la rue et dans les tribunaux, et en menant une guerre civile et une campagne de désobéissance civile, toujours en prenant de grands risques—, pour réduire l'écart entre la promesse de nos idéaux et la réalité de leur temps.

C’est l’une des tâches que nous nous sommes fixées au début de cette campagne —continuer la longue marche de ceux qui nous ont précédé, une marche pour une Amérique plus juste, plus égale, plus libre, plus généreuse et plus prospère.

J’ai choisi de me présenter aux élections présidentielles à ce moment de l’histoire parce que je crois profondément que nous ne pourrons résoudre les problèmes de notre temps que si nous les résolvons ensemble, que nous ne pourrons parfaire l’union que si nous comprenons que nous avons tous une histoire différente mais que nous partageons de mêmes espoirs, que nous ne sommes pas tous pareils et que nous ne venons pas du même endroit mais que nous voulons aller dans la même direction, vers un avenir meilleur pour nos enfants et petits-enfants.

Cette conviction me vient de ma foi inébranlable en la générosité et la dignité du peuple Américain. Elle me vient aussi de ma propre histoire d'Américain. Je suis le fils d'un noir du Kenya et d'une blanche du Kansas. J’ai été élevé par un grand-père qui a survécu à la Dépression et qui s'est engagé dans l'armée de Patton pendant la deuxième Guerre Mondiale, et une grand-mère blanche qui était ouvrière à la chaîne dans une usine de bombardiers quand son mari était en Europe.

J’ai fréquenté les meilleures écoles d'Amérique et vécu dans un des pays les plus pauvres du monde. J’ai épousé une noire américaine qui porte en elle le sang des esclaves et de leurs maîtres, un héritage que nous avons transmis à nos deux chères filles.

J’ai des frères, des sœurs, des nièces, des neveux des oncles et des cousins, de toute race et de toute teinte, dispersés sur trois continents, et tant que je serai en vie, je n'oublierai jamais que mon histoire est inconcevable dans aucun autre pays.

C’est une histoire qui ne fait pas de moi le candidat le plus plausible. Mais c’est une histoire qui a gravé au plus profond de moi l’idée que cette nation est plus que la somme de ses parties, que de plusieurs nous ne faisons qu’un.

Tout au long de cette première année de campagne, envers et contre tous les pronostics, nous avons constaté à quel point les Américains avaient faim de ce message d'unité.

Bien que l’on soit tenté de juger ma candidature sur des critères purement raciaux, nous avons remporté des victoires impressionnantes dans les états les plus blancs du pays. En Caroline du Sud, où flotte encore le drapeau des Confédérés, nous avons construit une coalition puissante entre Afro-Américains et Américains blancs.

Cela ne veut pas dire que l'appartenance raciale n'a joué aucun rôle dans la campagne. A plusieurs reprises au cours de la campagne, des commentateurs m’ont trouvé ou « trop noir » ou « pas assez noir ».

Nous avons vu surgir des tensions raciales dans la semaine qui a précédé les primaires de la Caroline du Sud. Les médias ont épluché chaque résultat partiel, à la recherche de tout indice de polarisation raciale, pas seulement entre noirs et blancs mais aussi entre noirs et bruns.

Et pourtant ce n’est que ces deux dernières semaines que la question raciale est devenue un facteur de division.

D’un côté on a laissé entendre que ma candidature était en quelque sorte un exercice de discrimination positive, basé seulement sur le désir de libéraux [Ndt : gens de gauche] candides d’acheter à bon marché la réconciliation raciale.

D’un autre côté on a entendu mon ancien pasteur, le Rev. Jeremiah Wright, exprimer dans un langage incendiaire des opinions qui risquent non seulement de creuser le fossé entre les races mais aussi de porter atteinte à ce qu’il y a de grand et de bon dans notre pays. Voilà qui, à juste titre choque blancs et noirs confondus.

J’ai déjà condamné sans équivoque aucune les déclarations si controversées du Rev. Wright. Il reste des points qui en dérangent encore certains.

Est-ce que je savais qu’il pouvait à l’occasion dénoncer avec violence la politique américaine intérieure et étrangère ? Bien sûr. M’est-il arrivé de l’entendre dire des choses contestables quand j’étais dans son église ? Oui. Est-ce que je partage toutes ses opinions politiques ? Non, bien au contraire ! Tout comme j’en suis sûr beaucoup d’entre vous entendent vos pasteurs, prêtres ou rabbins proférer des opinions que vous êtes loin de partager.

Mais les déclarations à l’origine de ce récent tollé ne relevaient pas seulement de la polémique. Elles n’étaient pas que l’indignation d’un leader spirituel dénonçant les injustices ressenties.

Elles reflétaient plutôt une vue profondément erronée de ce pays —une vue qui voit du racisme blanc partout, une vue qui met l'accent sur ce qui va mal en Amérique plutôt que sur ce qui va bien. Une vue qui voit les racines des conflits du Moyen-Orient essentiellement dans les actions de solides alliés comme Israël, au lieu de les chercher dans les idéologies perverses et haineuses de l'Islam radical.

Le Rev. Jeremiah Wright ne fait pas que se tromper, ses propos sèment la discorde à un moment où nous devons trouver ensemble des solutions à nos énormes problèmes : deux guerres, une menace terroriste, une économie défaillante, une crise chronique du système de santé, un changement climatique aux conséquences désastreuses. Ces problèmes ne sont ni noirs ni blancs, ni hispaniques ni asiatiques mais ce sont des problèmes qui nous concernent tous.

Au vu de mon parcours, de mes choix politiques et des valeurs et idéaux auxquels j’adhère, on dira que je ne suis pas allé assez loin dans ma condamnation. Et d’abord pourquoi m’être associé avec le Rev. Jeremiah Wright, me demandera-t-on ? Pourquoi ne pas avoir changé d’église ?

J’avoue que si tout ce que je savais du Rev. Wright se résumait aux bribes de sermons qui passent en boucle à la télévision et sur YouTube, ou si la Trinity United Church of Christ ressemblait aux caricatures colportées par certains commentateurs, j’aurais réagi de même.

Mais le fait est que ce n’est pas tout ce que je sais de cet homme. L’homme que j’ai rencontré il y a plus de vingt ans est l’homme qui m’a éveillé à ma foi. Un homme pour qui aimer son prochain, prendre soin des malades et venir en aide aux miséreux est un devoir.

Voilà un homme qui a servi dans les Marines, qui a étudié et enseigné dans les meilleures universités et séminaires et qui pendant plus de trente ans a été à la tête d’une église, qui en se mettant au service de sa communauté accomplit l’œuvre de Dieu sur terre : loger les sans-abris, assister les nécessiteux, ouvrir des crèches, attribuer des bourses d’études, rendre visite aux prisonniers, réconforter les séropositifs et les malades atteints du sida.

Dans mon livre, Les Rêves de mon père, je décris mes premières impressions de l’église de la Trinity:

« L'assistance se mit à crier, à se lever, à taper des mains, et le vent puissant de son souffle emportait la voix du révérend jusqu'aux chevrons (...). Et dans ces simples notes — espoir ! — j’entendis autre chose. Au pied de cette croix, à l'intérieur des milliers d'églises réparties dans cette ville, je vis l'histoire de noirs ordinaires se fondre avec celles de David et Goliath, de Moïse et Pharaon, des chrétiens jetés dans la fosse aux lions, du champ d’os desséchés d’Ezékiel.

Ces histoires —de survie, de liberté, d’espoir— devenaient notre histoire, mon histoire ; le sang qui avait été versé était notre sang, les larmes étaient nos larmes. Cette église noire, en cette belle journée, était redevenue un navire qui transportait l’histoire d’un peuple jusqu'aux générations futures et jusque dans un monde plus grand.


Nos luttes et nos triomphes devenaient soudain uniques et universels, noirs et plus que noirs. En faisant la chronique de notre voyage, les histoires et les chants nous donnaient un moyen de revendiquer des souvenirs dont nous n'avions pas à avoir honte (…), des souvenirs que tout le monde pouvait étudier et chérir - et avec lesquels nous pouvions commencer à reconstruire. »


Telle a été ma première expérience à Trinity. Comme beaucoup d’églises majoritairement noires, Trinity est un microcosme de la communauté noire : on y voit le médecin et la mère assistée, l’étudiant modèle et le voyou repenti.

Comme toutes les autres églises noires, les services religieux de Trinity résonnent de rires tapageurs et de plaisanteries truculentes. Et ça danse, ça tape des mains, ça crie et ça hurle, ce qui peut paraître incongru à un nouveau venu

L'église contient toute la tendresse et la cruauté, l’intelligence l’extrême et l’ignorance crasse, les combats et les réussites, tout l'amour et, oui, l'amertume et les préjugés qui sont la somme de l’expérience noire en Amérique.

Et cela explique sans doute mes rapports avec le Rev. Wright. Si imparfait soit-il, je le considère comme un membre de ma famille. Il a raffermi ma foi, célébré mon mariage et baptisé mes enfants.

Jamais dans mes conversations avec lui ne l’ai-je entendu parler d’un groupe ethnique en termes péjoratifs, ou manquer de respect ou de courtoisie envers les blancs avec qui il a affaire. Il porte en lui les contradictions — le bon et le mauvais— de la communauté qu’il sert sans se ménager depuis tant d’années.

Je ne peux pas plus le renier que je ne peux renier la communauté noire, je ne peux pas plus le renier que je ne peux renier ma grand-mère blanche, une femme qui a fait tant de sacrifices pour moi, une femme qui m'aime plus que tout au monde, mais aussi une femme qui m’avouait sa peur des noirs qu’elle croisait dans la rue et que, plus d'une fois, j’ai entendu faire des remarques racistes qui m'ont répugné.

Ces personnes sont une partie de moi. Et elles font partie de l’Amérique, ce pays que j’aime.

D'aucuns verront ici une tentative de justifier ou d’excuser des propos tout à fait inexcusables. Je peux vous assurer qu’il n’en est rien. Je suppose qu’il serait plus prudent, politiquement, de continuer comme si de rien n'était, en espérant que toute l’affaire sera vite oubliée.

Nous pourrions faire peu de cas du Rev. Wright, et ne voir en lui qu’un excentrique ou un démagogue, tout comme certains l’ont fait dans le cas de Geraldine Ferraro, l’accusant, à la suite de ses récentes déclarations, de préjugé racial.

Mais je crois que ce pays, aujourd'hui, ne peut pas se permettre d'ignorer la problématique de race. Nous commettrions la même erreur que le Rev. Wright dans ses sermons offensants sur l'Amérique —en simplifiant, en recourant à des stéréotypes et en accentuant les côtés négatifs au point de déformer la réalité.

Le fait est que les propos qui ont été tenus et les problèmes qui ont été soulevés ces dernières semaines reflètent les aspects complexes du problème racial que n’avons jamais vraiment explorés — une partie de notre union qui nous reste encore à parfaire.

Et si nous abandonnons maintenant pour revenir tout simplement à nos positions respectives, nous n'arriverons jamais à nous unir pour surmonter ensemble les défis que sont l'assurance maladie, l'éducation ou la création d'emplois pour chaque Américain.

Pour comprendre cet état de choses, il faut se rappeler comment on en est arrivé là. Comme l’a écrit William Faulkner : « Le passé n’est pas mort et enterré. En fait il n’est même pas passé. » Nul besoin ici de réciter l’histoire des injustices raciales dans ce pays

Mais devons nous rappeler que si tant de disparités existent dans la communauté afro-américaine d’aujourd’hui, c’est qu’elles proviennent en droite ligne des inégalités transmises par la génération précédente qui a souffert de l'héritage brutal de l'esclavage et de Jim Crow.

La ségrégation à l’école a produit et produit encore des écoles inférieures. Cinquante ans après Brown vs. The Board of Education, rien n’a changé et la qualité inférieure de l’éducation que dispensent ces écoles aide à expliquer les écarts de réussite entre les étudiants blancs et noirs d’aujourd’hui.

La légalisation de la discrimination —des noirs qu’on empêchait, souvent par des méthodes violentes, d'accéder a la propriété, des crédits que l’on accordait pas aux entrepreneurs afro-américains, des propriétaires noirs qui n'avaient pas droit aux prêts du FHA [Ndt : Federal Housing Administration, l’administration fédérale en charge du logement], des noirs exclus des syndicats, des forces de police ou des casernes de pompiers, a fait que les familles noires n’ont jamais pu accumuler un capital conséquent à transmettre aux générations futures.

Cette histoire explique l’écart de fortune et de revenus entre noirs et blancs et la concentration des poches de pauvreté qui persistent dans tant de communautés urbaines et rurales d’aujourd’hui.

Le manque de débouchés parmi les noirs, la honte et la frustration de ne pouvoir subvenir aux besoins de sa famille ont contribué a la désintégration des familles noires —un problème que la politique d’aide sociale, pendant des années, a peut-être aggravée. Le manque de service publics de base dans un si grand nombre de quartiers noirs —des aires de jeux pour les enfants, des patrouilles de police, le ramassage régulier des ordures et l'application des codes d'urbanisme, tout cela a crée un cycle de violence, de gâchis et de négligences qui continue de nous hanter.

C'est la réalité dans laquelle le Rev. Wright et d’autres Afro-Américains de sa génération ont grandi. Ils sont devenus adultes à la fin des années 50 et au début des années 60, époque ou la ségrégation était encore en vigueur et les perspectives d'avenir systématiquement réduites.

Ce qui est extraordinaire, ce n’est pas de voir combien ont renoncé devant la discrimination, mais plutôt combien ont réussi à surmonter les obstacles et combien ont su ouvrir la voie à ceux qui, comme moi, allaient les suivre.

Mais pour tous ceux qui ont bataillé dur pour se tailler une part du Rêve Américain, il y en a beaucoup qui n'y sont pas arrivés – ceux qui ont été vaincus, d’une façon ou d’une autre, par la discrimination.

L’expérience de l'échec a été léguée aux générations futures : ces jeunes hommes et, de plus en plus, ces jeunes femmes que l'on voit aux coins des rues ou au fond des prisons, sans espoir ni perspective d'avenir. Même pour les noirs qui s'en sont sortis, les questions de race et de racisme continuent de définir fondamentalement leur vision du monde.

Pour les hommes et les femmes de la génération du Rev. Wright, la mémoire de l’humiliation de la précarité et de la peur n’a pas disparu, pas plus que la colère et l’amertume de ces années.

Cette colère ne s’exprime peut-être pas en public, devant des collègues blancs ou des amis blancs. Mais elle trouve une voix chez le coiffeur ou autour de la table familiale. Parfois cette colère est exploitée par les hommes politiques pour gagner des voix en jouant la carte raciale, ou pour compenser leur propre incompétence.

Et il lui arrive aussi de trouver une voix, le dimanche matin à l’église, du haut de la chaire ou sur les bancs des fidèles. Le fait que tant de gens soient surpris d’entendre cette colère dans certains sermons du Rev. Wright nous rappelle le vieux truisme, à savoir que c’est à l’office du dimanche matin que la ségrégation est la plus évidente.

Cette colère n’est pas toujours une arme efficace. En effet, bien trop souvent, elle nous détourne de nos vrais problèmes, elle nous empêche de confronter notre part de responsabilité dans notre condition, et elle empêche la communauté afro-américaine de nouer les alliances indispensables à un changement véritable.

Mais cette colère est réelle, et elle est puissante, et de souhaiter qu’elle disparaisse, de la condamner sans en comprendre les racines ne sert qu’à creuser le fossé d’incompréhension qui existe entre les deux races.

Et de fait, il existe une colère similaire dans certaines parties de la communauté blanche. La plupart des Américains de la classe ouvrière et de la classe moyenne blanche n'ont pas l’impression d’avoir été spécialement favorisés par leur appartenance raciale.

Leur expérience est l’expérience de l’immigrant —dans leur cas, ils n’ont hérité de personne, ils sont partis de rien. Ils ont travaillé dur toute leur vie, souvent pour voir leurs emplois délocalisés et leurs retraites partir en fumée.

Ils sont inquiets pour leur avenir, ils voient leurs rêves s’évanouir; à une époque de stagnation des salaires et de concurrence mondiale, les chances de s’en sortir deviennent comme un jeu de somme nulle où vos rêves se réalisent au dépens des miens.

Alors, quand on leur dit que leurs enfants sont affectés à une école à l’autre bout de la ville, quand on leur dit qu’un Afro-Américain qui décroche un bon job ou une place dans une bonne faculté est favorisé à cause d’une injustice qu’ils n’ont pas commise, quand on leur dit que leur peur de la délinquance dans les quartiers est une forme de préjugé, la rancœur s'accumule au fil du temps.

Comme la colère au sein de la communauté noire qui ne s’exprime pas en public, ces choses qui fâchent ne se disent pas non plus. Mais elles affectent le paysage politique depuis au moins une génération.

C’est la colère envers la politique d’assistance de l’Etat-Providence et la politique de discrimination positive qui ont donné naissance à la Coalition Reagan. Les hommes politiques ont systématiquement exploité la peur de l’insécurité à des fins électorales. Les présentateurs des talk-shows et les analystes conservateurs se sont bâti des carrières en débusquant des accusations de racisme bidon, tout en assimilant les débats légitimes sur les injustices et les inégalités raciales à du politiquement correct ou du racisme a rebours.

Tout comme la colère noire s’est souvent avérée contre-productive, la rancœur des blancs nous a aveuglés sur les véritables responsables de l’étranglement de la classe moyenne —une culture d’entreprise où les délits d'initiés, les pratiques comptables douteuses et la course aux gains rapides sont monnaie courante ; une capitale sous l'emprise des lobbies et des groupes de pression, une politique économique au service d'une minorité de privilégiés.

Et pourtant, souhaiter la disparition de cette rancœur des blancs, la qualifier d’inappropriée, voire de raciste, sans reconnaître qu’elle peut avoir des causes légitimes —voila aussi qui contribue à élargir la fracture raciale et faire en sorte que l’on n'arrive pas à se comprendre.

Voilà où nous en sommes actuellement : incapables depuis des années de nous extirper de l'impasse raciale. Contrairement aux dires de certains de mes critiques, blancs ou noirs, je n'ai jamais eu la naïveté de croire que nous pourrions régler nos différends raciaux en l'espace de quatre ans ou avec une seule candidature, qui plus est une candidature aussi imparfaite que la mienne.

Mais j’ai affirmé ma conviction profonde—une conviction ancrée dans ma foi en Dieu et ma foi dans le peuple américain—qu’en travaillant ensemble nous arriverons à panser nos vieilles blessures raciales et qu’en fait nous n’avons plus le choix si nous voulons continuer d’avancer dans la voie d’une union plus parfaite.

Pour la communauté afro-américaine, cela veut dire accepter le fardeau de notre passé sans en devenir les victimes, cela veut dire continuer d’exiger une vraie justice dans tous les aspects de la vie américaine. Mais cela veut aussi dire associer nos propres revendications –meilleure assurance maladie, meilleures écoles, meilleurs emplois—aux aspirations de tous les Américains, qu’il s’agisse de la blanche qui a du mal à briser le plafond de verre dans l’échelle hiérarchique, du blanc qui a été licencié ou de l'immigrant qui s’efforce de nourrir sa famille.

Cela veut dire aussi assumer pleinement nos responsabilités dans la vie — en exigeant davantage de nos pères, en passant plus de temps avec nos enfants, en leur faisant la lecture, en leur apprenant que même s'ils sont en butte aux difficultés et à la discrimination, ils ne doivent jamais succomber au désespoir et au cynisme : ils doivent toujours croire qu’ils peuvent être maîtres de leur destinée.

L’ironie, c’est que cette notion si fondamentalement américaine –et, oui, conservatrice—de l’effort personnel, on la retrouve souvent dans les sermons du Rev. Wright. Mais ce que mon ancien pasteur n’a pas compris, c’est qu’on ne peut pas chercher à s’aider soi-même sans aussi croire que la société peut changer.

L’erreur profonde du Rev. Wright n’est pas d’avoir parlé du racisme dans notre société. C’est d’en avoir parlé comme si rien n'avait changé, comme si nous n'avions pas accompli de progrès, comme si ce pays —un pays ou un noir peut être candidat au poste suprême et construire une coalition de blancs et de noirs, d'hispaniques et d'asiatiques, de riches et de pauvres, de jeunes et de vieux—était encore prisonnier de son passé tragique. Mais ce que nous savons – ce que nous avons vu—c’est que l’Amérique peut changer. C’est là le vrai génie de cette nation. Ce que nous avons déjà accompli nous donne de l’espoir —l’audace d’espérer —pour ce que nous pouvons et devons accomplir demain.

Pour ce qui est de la communauté blanche, la voie vers une union plus parfaite suppose de reconnaître que ce qui fait souffrir la communauté afro-américaine n’est pas le produit de l’imagination des noirs ; que l’héritage de la discrimination —et les épisodes actuels de discrimination, quoique moins manifestes que par le passé- sont bien réels et doivent être combattus.

Non seulement par les mots, mais par les actes —en investissant dans nos écoles et nos communautés ; en faisant respecter les droits civils et en garantissant une justice pénale plus équitable ; en donnant à cette génération les moyens de s'en sortir, ce qui faisait défaut aux générations précédentes.

Il faut que tous les Américains comprennent que vos rêves ne se réalisent pas forcément au détriment des miens ; qu'investir dans la santé, les programmes sociaux et l'éducation des enfants noirs, bruns et blancs contribuera à la prospérité de tous les Américains.

En fin de compte, ce que l’on attend de nous, ce n’est ni plus ni moins ce que toutes les grandes religions du monde exigent —que nous nous conduisions envers les autres comme nous aimerions qu’ils se conduisent envers nous. Soyons le gardien de notre frère, nous disent les Ecritures. Soyons le gardien de notre sœur. Trouvons ensemble cet enjeu commun qui nous soude les uns aux autres, et que notre politique reflète aussi l'esprit de ce projet.

Car nous avons un choix à faire dans ce pays. Nous pouvons accepter une politique qui engendre les divisions intercommunautaires, les conflits et le cynisme. Nous pouvons aborder le problème racial en voyeurs —comme pendant le procès d’O.J. Simpson —, sous un angle tragique – comme nous l’avons fait après Katrina – ou encore comme nourriture pour les journaux télévisés du soir. Nous pouvons exploiter la moindre bavure dans le camp d’Hillary comme preuve qu’elle joue la carte raciale, ou nous pouvons nous demander si les électeurs blancs voteront en masse pour John McCain en novembre, quel que soit son programme politique.

Oui, nous pouvons faire cela.

Mais dans ce cas, je vous garantis qu’aux prochaines élections nous trouverons un autre sujet de distraction. Et puis un autre. Et puis encore un autre. Et rien ne changera.

C’est une possibilité. Ou bien, maintenant, dans cette campagne, nous pouvons dire ensemble : « Cette fois, non ». Cette fois nous voulons parler des écoles délabrées qui dérobent leur avenir à nos enfants, les enfants noirs, les enfants blancs, les enfants asiatiques, les enfants hispaniques et les enfants amérindiens.

Cette fois nous ne voulons plus du cynisme qui nous répète que ces gosses sont incapables d'apprendre, que ces gosses qui nous ne ressemblent pas sont les problèmes de quelqu'un d'autre. Les enfants de l’Amérique ne sont pas ces gosses-là, mais ces gosses-là sont pourtant bien nos enfants, et nous ne tolérerons pas qu’ils soient laissés pour compte dans la société du vingt-et-unième siècle. Pas cette fois.

Cette fois nous voulons parler des files d’attente aux urgences peuplées de blancs, de noirs et d’hispaniques qui n’ont pas d’assurance santé, qui ne peuvent seuls s’attaquer aux groupes de pression mais qui pourront le faire si nous nous y mettons tous.

Cette fois nous voulons parler des usines qui ont fermé leurs portes et qui ont longtemps fait vivre honnêtement des hommes et des femmes de toute race, nous voulons parler de ces maisons qui sont maintenant à vendre et qui autrefois étaient les foyers d'Américains de toute religion, de toute région et de toute profession.

Cette fois nous voulons parler du fait que le vrai problème n’est pas que quelqu’un qui ne vous ressemble pas puisse vous prendre votre boulot, c’est que l’entreprise pour laquelle vous travaillez va délocaliser dans le seul but de faire du profit.

Cette fois, nous voulons parler des hommes et des femmes de toute couleur et de toute croyance qui servent ensemble, qui combattent ensemble et qui versent ensemble leur sang sous le même fier drapeau. Nous voulons parler du moyen de les ramener à la maison, venant d’une guerre qui n’aurait jamais dû être autorisée et qui n’aurait jamais dû avoir lieu, et nous voulons parler de la façon de montrer notre patriotisme en prenant soin d’eux et de leurs familles et en leur versant les allocations auxquelles ils ont droit.

Je ne me présenterais pas à l’élection présidentielle si je ne croyais pas du fond du cœur que c'est ce que veut l'immense majorité des Américains pour ce pays. Cette union ne sera peut-être jamais parfaite mais, génération après génération, elle a montré qu’elle pouvait se parfaire.

Et aujourd'hui, chaque fois que je me sens sceptique ou cynique quant à cette possibilité, ce qui me redonne le plus d’espoir est la génération à venir —ces jeunes dont les attitudes, les croyances et le sincère désir de changement sont déjà, dans cette élection, rentrés dans l’Histoire.

Il y a une histoire que j’aimerais partager avec vous aujourd’hui, une histoire que j’ai eu l’honneur de raconter lors de la commémoration de la naissance de Martin Luther King, dans sa paroisse, Ebenezer Baptist, à Atlanta.

Il y a une jeune blanche de 23 ans, du nom d’Ashley Baia, qui travaillait pour notre campagne à Florence, en Caroline du Sud. Depuis le début, elle a été chargée de mobiliser une communauté à majorité afro-américaine. Et un jour elle s’est trouvée à une table ronde où chacun, tour à tour, racontait son histoire et disait pourquoi il était là.

Et Ashley a dit que quand elle avait 9 ans sa maman a eu un cancer, et parce qu’elle avait manqué plusieurs jours de travail elle a été licenciée et a perdu son assurance maladie. Elle a dû se mettre en faillite personnelle et c’est là qu’Ashley s’est décidée à faire quelque chose pour aider sa maman.

Elle savait que ce qui coûtait le plus cher c’était d’acheter à manger, et donc Ashley a convaincu sa mère ce qu’elle aimait par-dessus tout, c’était des sandwichs moutarde-cornichons. Parce que c'était ce qu’il y avait de moins cher.

C'est ce qu’elle a mangé pendant un an, jusqu'à ce que sa maman aille mieux. Et elle a dit à tout le monde, à la table ronde, qu’elle s’était engagée dans la campagne pour aider les milliers d’autres enfants du pays qui eux aussi veulent et doivent aider leurs parents.

Ashley aurait pu agir différemment. Quelqu’un lui a peut être dit a un moment donné que la cause des ennuis de sa mère c’était soit les noirs qui, trop paresseux pour travailler, vivaient des allocations sociales, soit les hispaniques qui entraient clandestinement dans le pays. Mais ce n’est pas ce qu’elle a fait. Elle a cherché des alliés avec qui combattre l’injustice.

Bref, Ashley termine son histoire et demande a chacun pourquoi il s'est engagé dans la campagne. Ils ont tous des histoires et des raisons différentes. Il y en a beaucoup qui soulèvent un problème précis. Et pour finir, c’est le tour de ce vieillard noir qui n’a encore rien dit.

Et Ashley lui demande pourquoi il est là. Il ne soulève aucun point en particulier. Il ne parle ni de l’assurance maladie ni de l’économie. Il ne parle ni d’éducation ni de guerre. Il ne dit pas qu’il est venu à cause de Barack Obama. Il dit simplement : « Je suis ici à cause d’Ashley. »

« Je suis ici à cause d’Ashley ». A lui seul, ce déclic entre la jeune fille blanche et le vieillard noir ne suffit pas. Il ne suffit pas pour donner une assurance santé aux malades, du travail à ceux qui n’en n’ont pas et une éducation à nos enfants.

Mais c’est par là que nous démarrons. Par là que notre union se renforce. Et comme tant de générations l’ont compris tout au long des deux cent vingt et une années écoulées depuis que des patriotes ont signé ce document a Philadelphie, c’est par là que commence le travail de perfection. »

Traduction de Didier Rousseau et de Françoise Simon
Ammon & Rousseau Translations, New York

Pour le Nouvel Observateur

Par sylvie - Publié dans : Humeur de webmaster - Communauté : Agora
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Vendredi 16 janvier 2009
Zigouzis, les boutiques de créateursUne mutuelle française vient de lancer une opération rigolote qui consiste à emettre un voeu sur son site après s'être créé un petit personnage virtuel en 4 clics. Pour chaque voeu formulé, la Mutuelle s'engage à verser 1 Dans la limite d'un budget maximum prédéfini à la Banque Alimentaire. Une manière originale et solidaire de souhaiter et partager ses voeux.
Par sylvie - Publié dans : Humeur de webmaster - Communauté : Agora
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Vendredi 9 janvier 2009

rue des vinaigriers - la rue des artisans, createurs, artistes Ouverture de nouvelles capacités de mise à l’abri pour les sans abri

Compte tenu de l’intensité du froid et de la saturation des capacités d’hébergement d’urgence en Ile de France, la Mairie de Paris ouvre ce soir un 3ème gymnase dans le 12ème, d’une capacité de 60 places.

Cette ouverture qui s’ajoute aux deux gymnases déjà ouverts dans les 14ème et 9ème, permettra de mobiliser un total de 240 places pour protéger les sans abri du froid. L’association « Coeur des Haltes » ouvrira également ce soir à la demande de la Ville 50 places pour accueillir temporairement les personnes exilées sans solution d’hébergement et qui sont en situation d’errance dans le 10ème, l’Etat refusant d’ouvrir des places d’hébergement en nombre suffisant pour ce public.

Mais ces capacités nouvelles ne permettent qu’une mise à l’abri temporaire des personnes. C’est pourquoi la Ville demande à nouveau à l’Etat, dont c’est la compétence, de mobiliser des bâtiments vacants en Ile de France pour ouvrir des centres de qualité permettant de répondre à la crise. 500 places ont d’ores et déjà été localisées par la Ville à Paris intra muros. La municipalité demande un engagement financier de l’Etat en investissement comme en fonctionnement pour ouvrir ces capacités nouvelles dans les mois à venir.
Par sylvie - Publié dans : Humeur de webmaster - Communauté : broderies et papotages
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Vendredi 9 janvier 2009
rue des vinaigriers De la pub rue des Vinaigriers ? Ben oui... Que voulez-vous, rien n'est gratuit !

Nous essayons de faire sortir notre rue de l'ombre en créant de jolis évènements. Mais pour vous en informer, il faut imprimer des flyers, des affiches, des tracts et... référencer notre blog.


L'huile de coude ne suffisant pas toujours, merci à vous de cliquer régulièrement sur nos pubs afin de créditer le compte de l'association de quelques subsides.

Merci !




Par sylvie - Publié dans : Humeur de webmaster - Communauté : Le Club des Chocopathes
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Mercredi 31 décembre 2008
Par sylvie - Publié dans : Humeur de webmaster - Communauté : Agora
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Mercredi 24 décembre 2008

Les artisans, créateurs, artistes et professionnels de la rue des Vinaigriers
vous souhaitent à tous et à toutes un très joyeux Noël
Par sylvie - Publié dans : Humeur de webmaster - Communauté : Le Club des Chocopathes
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Samedi 13 décembre 2008




Formidable !

Les sites et les journaux destinés aux habitants du 18ème et du 19ème arrondissements de Paris viennent de relayer notre exposition. Merci à eux et bienvenue à nos voisins parisiens.


Et bienvenue aux étudiants !


Et surtout aux enfants !!!

N'oubliez pas que demain, appareil photo ou camescope en main, vous pourrez immortaliser la rencontre de vos enfants et du Père Noël. C'est gratuit, et en plus on offre le vin chaud au grand et le chocolat aux petits, on peut tester les jeux Mèches Tebelles, se faire maquiller et même remettre sa lettre au Père Noël qui s'engage à répondre à tous !
Par sylvie - Publié dans : Humeur de webmaster - Communauté : Bibliophile et bédéphile
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Samedi 13 décembre 2008
Si, si vous êtes bien sur le blog Rue des Vinaigriers ! Mais nous n'avons pu résister à l'envie de vous présenter ce qui se cache sous la bannière CLIK gaie et très parisienne de Miss Fées Maison.

rue des vinaigriers créateurs artistes artisans Delphine (prénom de la fée en question) est une passionnée de création. Je ne sais pas comment elle s'y prend, mais elle est au courant de tout (ou presque) et le fait savoir aux zôtres.

Je me demande bien combien d'heures elle passe scotchée sur son écran ; combien d'heures elle passe à arpenter expos, boutiques, ventes privées ou cocktails. Mais rien que d'y penser, ça m'épuise !

Alors petit à petit, je suis devenue une fidèle de son blog. Et je vous présente aujourd'hui cette mine de bonnes adresses, de nouveautés de la création, de plans réduc', de créateurs, de rendez-vous incontournables.

Mais ce n'est pas tout : Delphine est aussi très joueuse. Elle propose régulièrement aux accros de son blog une p'tite place via la publication de mosaïques colorées.

Noël oblige, le challenge qui vient de commencer et « or ». Alors j'ai moi aussi participé en proposant une tite mosaïque de toutes les créations dorées proposées à "Réinventez Noël" (ça y est, je l'ai encore placé !) que vous pouvez découvrir pour de vrai (et même vous offrir pour bien moins cher que l'or véritable, même s'il paraît que c'est un placement "sûr" ces derniers temps...).

N'hésitez pas à revenir ici déposer un commentaire à propos de Fées Maison !
Par sylvie - Publié dans : Humeur de webmaster - Communauté : imag'in
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Jeudi 11 décembre 2008
rue des vinaigriers créateurs artistes artisans

Formidable !

Les sites et les journaux destinés aux anglais et aux japonais vivant en france viennent de relayer notre exposition. Merci à eux et bienvenue à nos voisins du monde curieux de créations françaises.

N'oubliez pas que demain, appareil photo ou camescope en main, vous pourrez immortaliser la rencontre de vos enfants et du Père Noël. C'est gratuit, et en plus on offre le vin chaud au grand et le chocolat aux petits, on peut tester les jeux Mèches Tebelles, se faire maquiller et même remettre sa lettre au Père Noël qui s'engage à répondre à tous !



Réinventez Noël (Reinvent Christmas) market

At this Christmas market with a difference, a group of artists will offer an enormous selection of unique, ethically produced Christmas presents for children and adults, including made-to-measure fancy dress outfits (which can be created in a matter of hours), luminous sculptures, flower-print velvet evening bags with coordinating jewels, toys, make-up bags, scarves and socks created from recycled materials. On December 13, children can have their photograph taken with Père Noël, and there will be mulled wine for adults and hot chocolate for little ones.

• Open 2pm-8pm, Dec 6-20. 57 rue des Vinaigriers, metro Gare de l'Est or Jacques Bonsergent.

クリスマスにはユーモア溢れるプレゼントを Réinventez Noël

サ ンマルタン運河にかかる小さな通り、ヴィネグリエVinaigriersでも、ちょっと風変わりなクリエーター20名のクリスマス市。他では見つけられな い、ユーモアあふれるオリジナルなプレゼントを見つけよう。13日にはサンタクロースもやってくるので、子供達はお願いのお手紙を忘れずに。

Réinventez Noël 【クリスマスを再発明】
会期 : 2008年12月6日〜12月20日14:00〜20:00
会場 : Atelier Porte Soleil, 57, rue des vinaigriers 75010 Paris
メトロ : 5番線 Jacques Bonsergent
入場無料
http://www.ruedesvinaigriers.com/

Par sylvie - Publié dans : Humeur de webmaster - Communauté : Agora
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Vendredi 7 novembre 2008
rue des vinaigriers De la pub rue des Vinaigriers ? Ben oui... Que voulez-vous, rien n'est gratuit !

Nous essayons de faire sortir notre rue de l'ombre en créant de jolis évènements. Mais pour vous en informer, il faut imprimer des flyers, des affiches, des tracts et... référencer notre blog.


L'huile de coude ne suffisant pas toujours, merci à vous de cliquer régulièrement sur nos pubs afin de créditer le compte de l'association de quelques subsides.


Par sylvie - Publié dans : Humeur de webmaster - Communauté : broderies et papotages
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Dimanche 12 octobre 2008
De la pub rue des Vinaigriers ? Ben oui... Que voulez-vous, rien n'est gratuit !

Nous essayons de faire sortir notre rue de l'ombre en créant de jolis évènements. Mais pour vous en informer, il faut imprimer des flyers, des affiches, des tracts et... référencer notre blog.


L'huile de coude ne suffisant pas toujours, merci à vous de cliquer régulièrement sur nos pubs afin de créditer le compte de l'association de quelques subsides.


Par sylvie - Publié dans : Humeur de webmaster
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Vendredi 12 septembre 2008
De la pub rue des Vinaigriers ? Ben oui... Que voulez-vous, rien n'est gratuit !

Nous essayons de faire sortir notre rue de l'ombre en créant de jolis évènements. Mais pour vous en informer, il faut imprimer des flyers, des affiches, des tracts et... référencer notre blog.


L'huile de coude ne suffisant pas toujours, merci à vous de cliquer régulièrement sur nos pubs afin de créditer le compte de l'association de quelques subsides.


Par sylvie - Publié dans : Humeur de webmaster
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Dimanche 7 septembre 2008
rue des vinaigriers, paris 10, contre la fessée Le conseil de l'Europe à lancé sa campagne contre la fessée pour promouvoir l'éducation non violente et l'interdiction de toutes les formes de châtiments corporels en Europe. Selon un récent sondage de l'Union des familles en Europe, 87 % de 856 parents interrogés avaient déjà levé la main sur l'arrière-train de leur progéniture. Un geste qu'ils étaient loin de regretter car, pour 62 % des parents, ces fessées étaient méritées. Ca fait réfléchir...

Dans la plupart des pays européens, la société tolère, et même approuve, certaines formes courantes de violence à l’égard des enfants, notamment celles infligées dans le cadre familial.

Toutefois, aucune religion, croyance, situation économique ou méthode «éducative» ne saurait justifier coups, gifles, fessées, mutilations, mauvais traitements, humiliations ou toute autre pratique portant atteinte à la dignité de l’enfant. Les instruments internationaux des droits de l’homme reconnaissent aux enfants le droit à une protection contre toutes les formes de violence, notamment les châtiments corporels, et ceci dans tous les environnements (maison, école, établissements pénitentiaires, structures d’accueil alternatives).

Un tiers des Etats membres du Conseil de l’Europe ont aboli les châtiments corporels et d’autres se sont engagés à réexaminer leur législation en la matière. Malgré cette évolution, qui va dans le bon sens, les châtiments corporels demeurent légaux dans la plupart des pays et sont encore considérés comme une forme acceptable de « discipline », en particulier à la maison. La licéité des châtiments corporels est également contraire au droit des enfants à une protection égale au regard de la loi.

Abolir le châtiment corporel des enfants nécessite d’agir à différents niveaux. Cela demande de modifier la législation en profondeur et d’adopter de nouvelles mesures permettant de garantir la bonne application des lois et d’orienter les personnes qui travaillent avec les enfants et les familles. Une sensibilisation générale s’impose également, afin d’informer le public des droits des enfants et de changer les attitudes et les comportements.

Interdire les châtiments corporels ne veut pas dire engager des poursuites contre les parents où les culpabiliser : il s'agit de proposer des solutions alternatives viables à la discipline axée sur la violence. Ainsi, promouvoir une parentalité positive ou éduquer les enfants dans un environnement non violent et respectueux de leurs droits fondamentaux est une étape essentielle pour parvenir à un véritable changement.

L’Europe doit devenir un continent où le châtiment corporel des enfants n’existe plus. A cette fin, le Conseil de l’Europe a lancé le 15 juin 2008 à Zagreb une campagne de sensibilisation à l’échelle de l’Europe.





Superbe clip poétique et tendre sur un sujet grave...



Par sylvie - Publié dans : Humeur de webmaster - Communauté : imag'in
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Mardi 12 août 2008
De la pub rue des Vinaigriers ? Ben oui... Que voulez-vous, rien n'est gratuit !

Nous essayons de faire sortir notre rue de l'ombre en créant de jolis évènements. Mais pour vous en informer, il faut imprimer des flyers, des affiches, des tracts et... référencer notre blog.


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Samedi 26 juillet 2008
Le rideau du 49 rue des Vinaigriers est baissé pour les vacances d'été.

Durant son absence, Miss Zigouzis vous propose un petit challenge sympa avec à la clé un p'tit cadeau à celui qui aura répondu KomIlFaut à trois questions.

Amusez vous bien !

Par sylvie - Publié dans : Humeur de webmaster - Communauté : imag'in
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