Suite à la démission le 16 mai dernier de Julien Bobot, le conseil d’arrondissement a accueilli un nouveau
membre, Stéphane Bribard (Parti socialiste). Rémi Féraud a confié les Affaires scolaires à Alexandra Cordebard, première adjointe au Maire, la responsabilité de la Jeunesse étant désormais
attribuée à Stéphane Bribard. Paul Simondon, conseiller d’arrondissement, devient adjoint au Maire, délégué à l’Habitat et au Logement.
Alexandra Cordebard,
première adjointe, chargée des Affaires scolaires, de la Culture, de la Mémoire et du Monde combattant
Paul Simondon, adjoint au Maire, chargé de l’Habitat et du Logement
Stéphane Bribard,
conseiller d’arrondissement chargé de la Jeunesse.
Le seul vrai Bal parisien : l’événement référence des soirées grand public.
Le Bal est né en janvier 1995 avec le Grand Orchestre de l’Elysée Montmartre : c’est une fête populaire, qui attire tous les 15 jours à Paris 1500 personnes issus de tous milieux, univers
et catégories sociales, et dont l’âge moyen oscille entre 20 et 35 ans.
A mi chemin entre la boum de nos années collège, la guinguette d'antan et le concert rock,
le Bal doit sa réussite à une philosophie qui le place au cœur des tendances actuelles en proposant à la fois de la musique live, du spectacle et du DJ set.
Un orchestre composé de 10 musiciens, chanteurs et instrumentistes venus de la chanson, et de la scène rock française, interprètent un répertoire d’environ 250 “gold”. Si vous êtes venus applaudir
El facteur lors de son passage à l'Atelier Porte Soleil en octobre dernier, vous reconnaitrez Miss Cathy et Hervé Haine au nombre de ces derniers.
Entre les sets du groupe, le DJ résident emporte la foule grâce à une sélection de tubes imparables.
Claudeest un « Vinaigrier » comme les autres : il participe à la vie du « village», rend des
petits services, vient prendre un apéro en terrasse. Seule différence – de taille – avec les autres : Claude ne peut inviter personne chez lui car il n’a pas de logement. Voilà maintenant 8
ans qu’il dort dans la rue ! Une situation qui devrait bientôt prendre fin : il est désormais dans la phase d’attente d’une proposition de logement.
Aujourd’hui, Claude vous invite tout de même à faire la fête.
Depuis plusieurs jours, il a déserté le quartier pour préparer avec ses copains de l’association « Aux captifs de la libération » le 9e festival de la rue qui se
déroule du 5 au 7 juin sur le parvis de la cathédrale Notre Dame de Paris.
9e festival de la rue
Vendredi 5 juin 2009 :
19h Vernissage privé de l’exposition en présence des artistes et des membres des associations partenaires.
20h30 Représentation théâtrale : CARTON PALACE précédé de LA HOUSSE PARTIE, par l’Atelier-Théâtre de St LEU, avec des personnes de la
rue.
Samedi 6 juin 2009 :
10h30 Ouverture de l’espace exposition
14h30 Tables rondes sur le thème : la souffrance de l’exclusion Dédicace de Thierry Torche, ancien de la rue, de son livre S’en
Sortir et de Jean-Guilhem Xerri, président de l’association Aux captifs la libération, de son livre A la rencontre des personnes de la rue.
Dimanche 7 juin 2009 :
10h30 Ouverture de l’espace exposition
14h30 Spectacles variés sur scène (musique, poème, théâtre...)
18h30 Messe pour les personnes de la rue en la Cathédrale Notre-Dame
Carton Palace
Vendredi 5 juin à 20h30
Un mur sépare la société « civilisée » de celle des « exclus ». Comme dans l’allégorie de la caverne de Platon, Tchang
(ex-Mamadou) revient de derrière le mur et retrouve Jean, son compagnon de galère… Qu’a-t-il vu ? Entre illusion et désenchantement, que leur reste-t-il de mieux que de rêver à un monde
meilleur… Seul ou ensemble ?
Profondément marquée par l’expérience de la vie à la rue, cette pièce est le fruit de l’atelier théâtre proposé par l’association.
Une pièce écrite par Oumar ben ahmed Baro et Paul de Launoy.
Mise en scène de Paul de Launoy
Avec Tran LONG : Tchang et Didier FERRIOT : Jean.
Durée du spectacle : 45 minutes
Tables rondes
Thème : La souffrance de l’exclusion
L’exclusion est un processus complexe. Des fragilités personnelles aux troubles mentaux générés par la vie à la rue, des revendications des
« travailleurs du sexe » à la victimisation et au traitement inhumain des réseaux, les confusions, les contradictions et les accusations sont faciles. Ces tables rondes proposent de se
mettre à l’écoute des personnes concernées ainsi que des personnes qui vivent au quotidien près d’eux, afin d’éclairer la réalité de la vie des personnes en marge et de comprendre notre champ
d’action personnel.
Animées par Christophe Henning.
1) La souffrance psychique des personnes de la rue
Souffrance mentale, souffrance psychique, souffrance psychiatrique ? La rue engendre-t-elle un dysfonctionnement psychique ou est-ce
les troubles psychiques qui jettent à la rue ? Avec la participation de Jean-Guilhem Xerri, président de Aux captifs la libération, du Dr Pauline de Vaux, psychiatre et
Pierre Martineau, ancienne personne de la rue.
De 14h30 à 15h30
2) La souffrance des personnes en situation de prostitution
Face aux ambivalences de la société actuelle (délit de racolage, discours médiatique sur les travailleurs du sexe...), il est essentiel de
replacer le débat sur la personne. Quelles sont les conséquences d’une activité prostitutionnelle sur l’être ? La très grande majorité des femmes veulent quitter la prostitution. Comment les
aider à poser ce choix dans la réalité ? Avec notamment Jean-Yves Quilien, directeur général de Aux captifs la libération.
De 16h à 17h
3) L’approche des communautés de foi face à la souffrance intérieure
L’Eglise, à travers ses membres, est présente auprès des personnes en souffrance psychique. Des associations, des aumôneries, des paroisses
cherchent, à travers le regard sur l’Homme que nous propose la Parole de Dieu, à agir concrètement pour le bien de la personne, au-delà de ses souffrances. Avec notamment Bernadette Gagey
et Martine Trutt, animatrices et responsables de l’espace Philippe Deschamps, Patrick Sempère, aumônier de Aux captifs la libération, Marianne Léger, permanente et Eric
Houck, personne actuellement sans domicile. De 17h30 à 18h30
Exposition
Ouvert en continu samedi de 10h30 à 19h et dimanche de 10h30 à 18h.300 m2 de galerie d’art.
Des peintures, des photographies, des sculptures et autres objets d’art seront présentés au public, la plupart en la présence de
l’auteur.
Avec, notamment : Alberto Le trottoir lui sert d’appui. Penché sur le sol, il crée à la bombe des paysages, plante de l’herbe verte là où le béton ne propose que du gris… du figuratif à l’abstrait,
Alberto s’inspire de l’air du temps.
Brice Dessinateur hors pair, Brice essaie de vivre de son art. Sa spécialité : la bande dessinée. Il avait créé l’année
dernière pour les Captifs l’affiche et l’invitation de la fête rue sur le thème Visages du Monde. Il a accepté cette année d’exposer quelques-unes de ses planches.
Les ateliers peinture des associations Aux captifs, la libération, du Samu Social ; les ateliers photo du Secours
Catholique et de Aux captifs la libération ; l’atelier d’art décoratif de l’antenne de Paris Centre de ACLL.
Les Fresques peintes par les amis des personnes décédées dans la rue qui racontent l’histoire de leur ami, par l’association
Les Morts de la Rue.
L’atelier Papier Collé du Secours Catholique.
Et aussi : Cœur de Femmes, de la photographe Céline Anaya Gautier, en partenariat avec l’association Pour Que l’Esprit Vive. Un exposition de portraits et de textes pour mieux comprendre la
réalité de la rue.
Spectacles
Plusieurs concerts se partagent l’affiche avec du théâtre, des lectures de poèmes et autres textes écrits (et lus) par des personnes de la
rue…
Il faut souligner la prestation de personnes de la rue qui chantent leur pays comme Hamid et son banjo ou qui le danse, comme le
montre Carlos par une démonstration de tango.
La chorale Chœur d’Artichaut mêlera allègrement personnes « ADF » (avec domicile fixe) et « SDF » pour diffuser
des chants chaleureux et conviviaux.
Côté théâtre, c’est avec l’association Semeurs d’Espérance que les personnes inclues et exclues monteront de façon indifférenciée sur
scène.
Pour revenir tout en musique, l’orchestre de Marco, « les Bras Cassés », vous donnera envie de danser sur du rock des
années 80…
Et puis il faudra simplement écouter l’âme de Gilles, de Philippe, de Thierry…
L'association Aux captifs de la libération
L’association Aux Captifs, la libération, régie par la loi 1901, créée en 1981 par le père Patrick Giros et agréée par les pouvoirs publics,
a pour but d’aller à la rencontre des personnes qui vivent dans la rue ou de la rue. Elle est implantée actuellement sur quatre secteurs parisiens (Paris Centre, Paris 10e, Paris 12e et Paris
16e).
Son action s’articule concrètement autour de tournées-rue, de permanences d’accueil où s’effectuent un travail d’écoute approfondi, un
suivi social et sanitaire, et des programmes de dynamisation.
De multiples partenariats sont mis en place ainsi que de nombreuses activités de sensibilisation, d’information, de dialogue et de
réflexion.
Des programmes spécifiques ont été également créés afin de répondre directement aux besoins des personnes que nous rencontrons :
lieux d’accueil de jour
accueil Dauphine Lazare
Espace Solidarité Insertion "Chez M. Vincent"
véhicule de contact "Béthel"
programme RMI
programme "Santé dans la rue"...
Il s’agit aussi de cerner au mieux les lourdes difficultés de la population rencontrée : exclusion profonde, extrême précarité,
asocialité, perte de repères, tendances suicidaires, alcoolisme et toxicomanie, violence, prostitution, pathologies lourdes et variées (VIH, hépatites, tuberculose, MST...), troubles
psychiatriques de plus en plus importants.
Un ex-adjoint PS à la mairie du Xe arrondissement de Paris a été condamné mardi à six mois d'emprisonnement
avec sursis pour détention d'images pédophiles par le tribunal correctionnel de Paris.
Julien Bobot, 34 ans, a été condamné pour avoir téléchargé et consulté sur internet des images pornographiques mettant en scène des mineurs âgés de 2 à 15 ans sur son ordinateur personnel et sur
son lieu de travail, de juin 2007 à la mi-mai 2009. Dénoncé par une collègue de travail, ce chargé de mission au sein de la Ligue de l'enseignement a été interpellé il y a deux semaines par la
Brigade de protection des mineurs.
Egalement adjoint aux questions scolaires à la mairie du Xe, mandat dont il a démissionné depuis son arrestation, Julien Bobot a reconnu les faits en garde à vue et lors de l'audience de mardi
devant la 15e chambre correctionnelle. «Depuis deux semaines, je me pose la question de savoir pourquoi j'ai fait cela alors que je n'ai pas à me plaindre de ma vie», a expliqué d'un ton
posé ce père de deux enfants de 1 et 3 ans. Sans antécédent judiciaire, ni «anomalie mentale» selon un expert psychiatre, il s'est dit parfaitement conscient de transgresser la loi en visionnant,
téléchargeant et archivant des images d'enfants abusés sexuellement.
«D'une certaine façon, le fait que cela s'arrête et que je me demande "pourquoi ?" est une forme de soulagement», a-t-il ajouté, en soulignant que, depuis sa garde à vue et sa convocation
au tribunal, il avait pris rendez-vous avec un psychiatre et un psychanalyste. Le tribunal n'a pas suivi le parquet qui avait requis un suivi socio-judiciaire avec une obligation de soin pendant
trois ans.
En prononçant six mois d'emprisonnement avec sursis, «le tribunal a souhaité vous faire confiance et considérer que vous allez effectivement suivre une psychothérapie», a expliqué au
prévenu la présidente Marie-Françoise Guidolin. Julien Bobot devra, en outre, verser un euro symbolique à la Ligue de l'enseignement, partie civile.
Une première mondiale à Berlin
C'est un projet unique au monde mené à l'hôpital La Charité de Berlin: soigner des pédophiles avant qu'il ne
passent à l'acte, par un long travail de psychologie basé sur la maîtrise de leurs pulsions.
Depuis 2005, près de 500 hommes et deux femmes bien décidés à les surmonter, ont contacté l'Institut de
sexologie du célèbre hôpital pour suivre un traitement, anonyme et gratuit, étalé sur 45 séances hebdomadaires, individuelles ou en groupe. Vu le nombre limité de places, seule une centaine de
"patients" ont jusqu'ici pu être suivis. "Ils savent qu'ils ont cette tendance et cherchent une aide", explique à l'AFP le directeur du projet, le docteur Klaus Beier. "Ils hésitent
longtemps avant de venir", ajoute-t-il, précisant que, pour être acceptés, ils ne doivent pas être sous le coup d'une enquête judiciaire.
Un programme qui s'adresse donc aux pédophiles en sommeil, qui ne tombent pas dans le champ de la
statistique. En Allemagne, selon les estimations, 20.000 mineurs sont chaque année victimes de pédophiles, même si les chiffres réels sont d'après les experts bien plus élevés car des enfants
vont rarement déposer plainte de leur propre chef.
Le profil type du pédophile? Il n'existe pas, selon le médecin Beier qui compte "tous les types de
personnalité, tous les groupes de revenus, tous les niveaux intellectuels" dans son projet. La plupart sont toutefois attirés par des garçons. Tous ont en commun une grande peur d'être dénoncés à
la justice, d'"être isolés socialement". Encadrés par plusieurs médecins et psychologues, ils doivent tout d'abord accepter le fait que leur attirance sera toujours là.
"Cette structure (sexuelle) n'est pas modifiable, à l'instar de toutes les autres", explique le
médecin. "Beaucoup imaginent en arrivant que ça partira", et c'est donc souvent un choc pour les patients de réaliser le contraire. Ce qui signifie se rendre compte qu'ils ne pourront
jamais assouvir leur sexualité, pour ceux étant exclusivement pédophiles. Dans le traitement, les patients doivent apprendre à mesurer la portée d'une acte, et surtout que l'enfant n'est jamais
celui ou celle qui provoque le désir, par un regard ou une attitude. Dans des jeux de rôle, ils se mettent dans la peau d'un mineur pour tenter de comprendre ce qu'il ou elle peut endurer. Le
docteur Beier ajoute que les patients doivent aussi apprendre à renoncer à toute forme de pornographie pédophile, dont la consultation est en soi répréhensible.
Le traitement, éventuellement appuyé par une prise d'un anti-androgène, un médicament annulant l'effet
biologique de la testostérone, est organisé en panels de discussion. Le plus souvent pour la première fois, les pédophiles rencontrent ainsi leurs semblables, la confrontation aidant à mieux
sortir de soi-même.
"Je déteste mes tendances, je les trouve à gerber", dit Ralf P., un patient pour lequel la compagnie
de petite filles peut vite se transformer en calvaire. "Mais je n'ai jamais abusé d'un enfant", assure-t-il. "Dans le débat public, un pédophile est cloué au pilori rien que pour ses
tendances, même s'il n'a rien commis. Cela est injuste car nul ne peut décider de ses préférences sexuelles, et l'on ne devrait condamner que les actes", affirme le médecin.
Interrogé sur les propos du candidat conservateur à la présidence française Nicolas Sarkozy qui s'est dit
"incliné (...) à penser qu'on naît pédophile", M. Beier affirme que la pédophile est "multifactorielle". "Des facteurs biologiques, par exemple génétiques, ne suffisent pas "
pour développer la déviance, "s'ils ne sont pas accompagnés de facteurs psycho-sociaux, et vice-versa".
Le programme de prévention de La Charité relayé par une campagne d'affichage est financé par des fonds
privés. Même s'il est trop tôt pour évaluer son succès sur le long terme, il sera présenté à des représentants des ministères de la Justice des 27 pays membres de l'Union européenne le 4 juin à
Berlin.
Qu'est-ce que la pédophilie ?
Une interview du Dr Roland Coutanceau,
expert psychiatre reconnu auprès des tribunaux.
Un article de www.psychologies.com
« On ne sait pas pourquoi un individu devient pédophile. Les théories à ce sujet sont toutes plus ou
moins spéculatives. Mais il y a des pistes récurrentes. On a ainsi pu constater que nombre d’agresseurs (en proportion non négligeable : de 20 à 30 % selon les études) ont été eux-mêmes agressés
dans leur enfance. C’est un élément à prendre en compte, mais il n’est ni nécessaire ni suffisant. Ce qui se passe à l’adolescence me paraît plus déterminant. La plupart des agresseurs semblent
avoir eu une puberté marquée par l’inhibition et la frustration. Quelque chose a compliqué le passage vers une sexualité adulte, si bien que certains d’entre eux sont restés sur un érotisme
prépubère.
En gros, ils continuent de jouer au docteur. Enfin, les pédophiles ont souvent une personnalité dysharmonique, caractérisée par l’instabilité et l’impulsivité. Lorsque ces trois éléments sont
réunis (l’agression subie, l’adolescence difficile, la personnalité problématique), le cocktail peut être détonant. »
Comment travaillez-vous avec les pédophiles
?
« Depuis que notre consultation a été médiatisée, vers 1995, nous recevons des hommes qui viennent de
leur plein gré. Ils ont découvert en eux un attrait pour les enfants et ils sont assez responsables pour demander de l’aide afin d’éviter le passage à l’acte. Pour nous, c’est extrêmement
intéressant parce que leur cas nous aide à comprendre ce qui manque à ceux qui passent à l’acte. Un pédophile dangereux, ce n’est pas seulement un sujet dont la sexualité est orientée vers les
enfants, c’est surtout un individu qui s’autorise à agresser quelqu’un dont il voit bien qu’il n’est pas d’accord.
Le travail thérapeutique doit donc porter sur ces deux aspects. D’une part, on aide le sujet à mieux
identifier ses fantasmes. Il y a des pédophiles qui se définissent comme tels, d’autres qui ne savent pas mettre de mots sur ce qu’ils sont. On l’aide aussi à former un jugement sur sa
fantasmatique, à comprendre l’origine de son attirance pour les enfants (a-t-il peur d’avoir un partenaire adulte ? d’assumer une homosexualité ?).
D’autre part, au moyen de jeux de rôles ou de témoignages vidéo de victimes, on travaille la relation à
l’autre : il s’agit d’apprendre à ne plus fonctionner sous emprise, à accepter que la réponse à sa demande dépende d’autrui, à y voir plus clair dans les désirs que l’on attribue à autrui. La
plupart des agresseurs sexuels ont tendance à se faire une fausse idée de ce qui se passe dans la tête de leur proie. Certains s’imaginent que l’enfant est très excité à l’idée de découvrir la
sexualité adulte. D’autres se fichent éperdument de ce qu’il peut ressentir. Il faut donc les aider à être plus lucides sur les répercussions de leurs actes.
Souvent, le travail thérapeutique se fait d’abord en groupe. La plupart des pédophiles sont en effet trop
centrés sur eux-mêmes pour profiter d’une thérapie individuelle où ils ne feraient que s’appesantir sur leur nombril. En groupe, ils sont obligés de laisser la parole aux autres. Ils profitent
des réflexions de ceux qui ont plus de sens critique et de maturité qu’eux. C’est une émulation. »
Ne devrait-on pas les soigner plutôt que les incarcérer
?
« Les peines encourues par les pédophiles varient de dix-huit mois à cinq ans en correctionnelle (pour
les attouchements sans pénétration) et de dix à vingt ans aux assises (pour les viols sur mineurs). Le soin prévu par le jugement ne démarre qu’après la libération, soit plusieurs années après
les faits, non par manque de moyens. C’est un choix éthique du législateur qui considère que la privation de liberté est déjà porteuse d’effets.
L’expérience prouve que, pour de nombreux pédophiles, le seul fait d’avoir été puni par la société, d’avoir rencontré l’opprobre et la honte, suffit à empêcher la récidive. Il ne faut pas
imaginer les pédophiles comme des malades qui ne pourraient pas s’en sortir sans thérapie. Ce sont surtout des hommes qui s’autorisent le passage à l’acte. Même s’ils ont une personnalité
immature et égocentrée, ils sont capables de réfléchir à leur acte et d’en tirer des leçons. »
LA CASTRATION CHIMIQUE :
Une fausse bonne solution
Il s’agit de médicaments antihormones mâles qui inhibent la production de fantasmes et/ou l’érection. « Ils sont essentiellement prescrits aux sujets qui affirment qu’ils ne pourraient pas se
contrôler sans ça. Ce qui est faux : tout être humain le peut », assure Roland Coutanceau.
Le contrôle est avant tout un processus mental. S’il ne choisit pas de se contrôler, le pédophile sous médicament peut toujours pénétrer un enfant avec un objet. Bien sûr, le médicament constitue
un soulagement, et est parfois nécessaire dans certaines indications, mais il doit toujours être associé à une thérapie relationnelle. « Lorsqu’un prisonnier me demande des pilules pour ne
pas recommencer à violer en sortant, c’est de mauvais augure. Cela signifie qu’il se vit lui-même non pas comme un humain responsable de ses actes mais comme une machine incontrôlable. »
Le but de la thérapie relationnelle est alors d’enseigner à cet homme que c’est à lui de se maîtriser et à personne d’autre.
Le seul vrai Bal parisien : l’événement référence des soirées grand public.
Le Bal est né en janvier 1995 avec le Grand Orchestre de l’Elysée Montmartre : c’est une fête populaire, qui attire tous les 15 jours à Paris 1500 personnes issus de tous milieux, univers
et catégories sociales, et dont l’âge moyen oscille entre 20 et 35 ans.
A mi chemin entre la boum de nos années collège, la guinguette d'antan et le concert rock,
le Bal doit sa réussite à une philosophie qui le place au cœur des tendances actuelles en proposant à la fois de la musique live, du spectacle et du DJ set.
Un orchestre composé de 10 musiciens, chanteurs et instrumentistes venus de la chanson, et de la scène rock française, interprètent un répertoire d’environ 250 “gold”. Si vous êtes venus applaudir
El facteur lors de son passage à l'Atelier Porte Soleil en octobre dernier, vous reconnaitrez Miss Cathy et Hervé Haine au nombre de ces derniers.
Entre les sets du groupe, le DJ résident emporte la foule grâce à une sélection de tubes imparables.
Le ministre de l'Immigration Eric Besson a demandé lundi l'amplification de "la lutte contre les filières
d'immigration irrégulière qui conduisent (les) migrants à transiter par Paris", au lendemain de la mort d'un Afghan lors d'une bagarre entre plusieurs clandestins dans un square du Xe
arrondissement de la capitale.
M. Besson "a immédiatement demandé au préfet de police de poursuivre et d'amplifier la lutte contre les
filières d'immigration irrégulière qui conduisent ces migrants à transiter par Paris", souligne le communiqué. "Onze personnes ont déjà été interpellées début mars dans ce
cadre".
Le ministère précise qu'un "haut niveau de contrôle" va être maintenu "sur le secteur du square Villemin et
de la Gare du Nord", tout en soulignant "l'objectif de doublement en 2009 du nombre de filières clandestines démantelées". M. Besson rappelle que "toute ouverture de centre permanent
d'hébergement des étrangers en situation irrégulière (est) exclue".
De son côté, le MRAP souligne lundi dans un communiqué que les clandestins qui décident de demander l'asile
en France "ne disposeront ni de logement ni d'allocation durant toute la procédure, ce qui les contraint à dormir dans les rues et parcs du dixième arrondissement". "C'est ainsi qu'ils
étaient plus de 80 samedi soir aux abords des gares de l'Est et du Nord parmi lesquels six mineurs âgés de 14 à 17 ans", affirme l'association, dénonçant ces "conditions inacceptables qui ne
peuvent conduire qu'à des tensions".
"Si les circonstances qui ont conduit au décès de cet exilé relèvent de la police et de la justice, il
est tout aussi clair que les conditions de vie dans lesquelles se trouvent ces personnes doivent aussi être mises en accusation", réagit aussi le Parti communiste dans un communiqué.
"Insuffisance des hébergements, menaces de reconduite à la frontière, pressions policières, misère, tout cela favorise la violence".
Dimanche matin, un Afghan est mort et un autre a été grièvement blessé lors d'une bagarre entre plusieurs
personnes dans le square Villemin, dans le Xe arrondissement de Paris, devenu le refuge de plusieurs dizaines de réfugiés afghans en transit vers l'Angleterre.
~ o ~
Avis sur les conditions d’exercice du droit d’asile en France
adopté par l’Assemblée Plénière de la CNCDH le 29 juin 2006
Publié avant les présidentielles...
Depuis des années, dans le cadre de la politique de contrôle des flux migratoires, les pouvoirs publics prennent des mesures de plus en plus restrictives concernant l’exercice du droit d’asile.
Pour sa part, la CNCDH, en charge de donner son avis aux autorités compétentes sur toutes les questions qui concernent les droits de l’homme ou l’action humanitaire, exprime une considération
inverse : au nom des droits de l’homme, les candidats à bénéficier légitimement du droit d’asile ne doivent pas supporter les conséquences de dispositions législatives ou réglementaires conçues
pour maîtriser les flux migratoires et sanctionner ceux qui s’introduisent sur le territoire national sous couvert d’une demande d’asile non justifiée.
La confusion entretenue depuis des années entre asile et immigration ainsi que la prévalence de considérations sécuritaires sur l’exigence de protection des réfugiés porte préjudice à l’exercice
du droit d’asile en provoquant un climat de suspicion généralisée à l’encontre des demandeurs d’asile. A cet égard, l’implication du ministère de l’Intérieur dans des domaines relevant davantage
de l’examen de la demande d’asile que de sa compétence en matière d’accès au territoire et au séjour ne contribue pas à lever cette ambiguïté668.
La CNCDH constate qu’un nombre croissant de demandeurs d’asile ne bénéficie pas d’un examen équitable de leur demande de protection. Sans nier le caractère infondé de certaines demandes d’asile
au regard des dispositions applicables, la CNCDH observe qu’en raison d’interprétations jurisprudentielles restrictives et de nouvelles dispositions législatives et réglementaires, l’accès à la
procédure normale d’instruction de la demande est toujours plus aléatoire et le droit au recours suspensif de plus en plus fréquemment remis en cause, portant atteinte à l’effectivité du recours
devant la Commission des recours des réfugiés. En outre, l’inflation législative et la complexité du système669 renforcent la difficulté d’accès aux droits et les risques d’arbitraire et
d’insécurité juridique soulignés par le Conseil d’Etat dans son Rapport public 2006.
Il importe donc que soit au moins respecté de manière absolue et à tous les stades de la procédure l’ensemble des garanties prévues par les instruments internationaux, le droit européen et la
législation nationale en matière de droit d’asile et de protection des réfugiés.
Deux personnes ont été interpellées dimanche et placées en garde à vue après qu'un Afghan a été tué et un de ses compatriotes grièvement blessé à coups de couteau au
cours d'une rixe, a-t-on appris lundi de source proche de l'enquête.
Dimanche en fin de matinée, une bagarre a opposé plusieurs exilés afghans square Villemin à Paris (Xe), au
cours de laquelle un homme âgé de 26 ans est mort après avoir reçu plusieurs coups de couteau au thorax, un autre, âgé de 18 ans, ayant été grièvement blessé à l'abdomen. Ce dernier a été conduit
dans un état grave à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière.
Les policiers de la 2e division de police judiciaire (2e DPJ) en charge de l'enquête ont interpellés deux
Afghans, âgés de 27 et 17 ans, qui ont été placés en garde à vue et s'y trouvaient toujours lundi matin, selon la source.
Au coeur de Paris, le square Villemin, un jardin public, est devenu chaque nuit l'ultime refuge pour des
dizaines d'exilés afghans, parfois des enfants.
(...) Parions que de « belles âmes » ne manqueront pas de trouver dans ces nouveaux drames une raison
supplémentaire d’affirmer l’urgence d’une lutte renforcée contre l’immigration. Les 4 000 victimes civiles de la guerre en Afghanistan au cours de l’année 2008 sont suffisamment éloignées de
leurs yeux pour qu’elles leur paraissent négligeables. Pourtant, il n’y a aucun doute sur le fait que, si les milliers d’exilés afghans, érythréens, irakiens, soudanais, etc. étaient restés chez
eux, un bien plus grand nombre d’entre eux seraient morts, blessés ou emprisonnés. C’est bien pourquoi ils viennent en Europe.
Ce sont les conditions d’accueil et de (sur)vie que l’Europe et la France imposent aux exilés à Paris et
ailleurs qui conduisent à des tensions qui peuvent expliquer les accidents tragiques. Il y a quelques semaines, c’était un bébé irakien qui mourait à la naissance dans une « jungle » à
Grande-Synthe dans le Nord.
Les exilés fuient persécutions et guerres. Ils espèrent pouvoir construire en Europe un avenir qu’ils n’ont
aucune chance de bâtir dans leurs pays d’origine.
Mais beaucoup de ces exilés, ayant eu leurs empreintes enregistrées en Grèce avant d’arriver en France n’ont
aucune possibilité de demander l’asile dans un autre pays d’Europe. Ils errent donc désespérés en clandestins contraints de pays en pays. D’autres, arrêtés par la police, notamment chaque semaine
dans le parc Villemin, ne disposeront ni de logements ni d’allocations durant toute la procédure de demande d’asile. Ils devront donc dormir dehors.
A Paris, alors que des places sont disponibles dans les centres d’hébergement d’urgence, notamment à La
Boulangerie dans le 18ème, des dizaines d’exilés sont laissés à la rue et doivent dormir dans les rues du 10ème arrondissement. Ils étaient plus de 80 samedi soir, à la veille du drame de la Gare
de l’Est, dont six mineurs âges de 14 à 17 ans.
De plus, aucune structure d’accueil de jour adaptée n’existe, forçant majeurs comme mineurs à passer leurs
journées dans les rues ou dans le parc Villemin.
Une situation absolument parfaite pour créer des tensions qui, pour la première fois à Paris, ont entraîné la
mort d’un exilé.
Les réactions
La Mairie de Paris
Depuis la fermeture du centre de Sangatte fin 2002, de nombreux exilés séjournent dans des conditions
indignes aux abords de la gare de l’Est et dans les jardins du 10e arrondissement.
Bertrand Delanoë a régulièrement interpellé le gouvernement sur cette situation dramatique et sur
l’insuffisance de places d’hébergement à Paris et dans la région parisienne.
La mairie de Paris, en liaison avec la mairie du 10e, a mis en place des dispositifs pour informer et
orienter les exilés, en partenariat avec Emmaüs et France Terre d’Asile, et a augmenté le nombre de places d’accueil pour les mineurs au titre de sa compétence en matière d’aide sociale à
l’enfance (ASE).
La rixe qui a entraîné la mort tragique d’un homme aujourd’hui ne fait que confirmer la nécessité absolue que
le gouvernement se saisisse enfin de la situation, afin que ces personnes soient prises en charge et hébergées dans des conditions humaines et respectueuses.
Le Maire du 10ème
Paris, le 9 septembre 2008
Madame, Monsieur,
Depuis la fermeture du centre de la Croix-Rouge de Sangatte en 2002, les rues et squares du 10e arrondissement sont devenus le lieu d’accueil de migrants d’origine afghane, irakienne, iranienne
ou kurde.
Ces exilés sont aujourd’hui de plus en plus nombreux et leurs conditions de vie sont insupportables et l’Etat, à qui revient leur prise en charge, n’assume pas ses responsabilités, malgré de
multiples interpellations des habitants, des élus du 10e et du Maire de Paris, Bertrand Delanoë.
Soucieux d’alerter une nouvelle fois le gouvernement sur l’urgence et la gravité de la situation, notre député Tony Dreyfus et moi-même avons été reçus par Christine Boutin, Ministre du Logement
et de la Ville, le 1er septembre dernier. La demande que nous lui avons faite de places supplémentaires d’hébergement pour les exilés s’est malheureusement vu opposer une fin de non-recevoir.
Pourtant, aujourd’hui, notamment avenue de Verdun, place Raoul Follereau et dans le jardin Villemin, la présence de plus en plus importante des exilés a atteint des proportions inquiétantes,
engendrant des désagréments inacceptables pour les riverains que vous êtes.
La municipalité ne reste pas inactive face au désengagement de l’Etat. Des dispositifs d’aide et de soutien, en collaboration avec les associations, ont été mis en place afin de faire face à
cette situation très difficile.
Même si elles ne peuvent prendre en charge seules une question qui relève de la compétence de l’Etat, la Ville de Paris et la Mairie du 10e vont continuer à chercher des solutions humanitaires.
Un lieu d’accueil et d’orientation, entièrement financé par la Ville et géré par Emmaüs, ouvrira très prochainement. Son rôle sera d’informer et d’orienter les exilés, qui pourront y trouver un
soutien sanitaire et social et se voir dirigés vers des structures d’hébergement. Parallèlement, au sein de ce « kiosque », l’association France Terre d’Asile les informera sur leurs droits.
Il ne s’agit pas pour nous de favoriser l’arrivée de nouveaux migrants – prétexte invoqué par le gouvernement pour ne pas créer de places d’hébergement supplémentaires – mais d’apporter des
solutions à une réalité que nous déplorons maintenant depuis plusieurs années.
Au vu de la situation actuelle de l’Afghanistan, il est peu probable que le flux d’exilés passant par le 10e arrondissement soit amené à diminuer dans un avenir proche. Il est donc nécessaire que
le gouvernement prenne enfin ses responsabilités, pour démanteler les réseaux de passeurs évidemment, mais aussi pour offrir des hébergements en nombre suffisant aux exilés qui vivent dans
nos quartiers.
Conscient de la difficulté de la situation, je tiens à vous assurer de ma détermination à trouver des solutions durables et à mobiliser l’ensemble des acteurs concernés.
Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, en l’assurance de mes sentiments dévoués.
Rémi FERAUD
Sangatte à Paris
Primo, les Afghans et autres Irakiens ne sont pas des “migrants clandestins” mais très souvent des personnes venant de pays
en guerre qui demandent l’asile au pays (au continent) des Droits de l’homme.
Secundo, que les filières prospèrent quand la répression s’accroît et que les frontières se
referment.
Tertio, si les Afghans sont désormais si nombreux dans le 10e arrondissement de Paris, c’est qu’ils ne
font peut-être pas que transiter !
Nous vous invitons à lire/suivre le blog Sangatte à Paris de cette journaliste qui habite le quartier du Canal Saint-Martin depuis dix ans
Les appels au rassemblement
Plus d'une quarantaine d'associations appellent à des rassemblements mercredi
devant les préfectures et les palais de justice pour se constituer symboliquement "prisonnier" afin de dénoncer les poursuites judiciaires et tracasseries policières visant des militants
associatifs aidant des sans-papiers.
Parmi ces organisations figurent notammentEmmaüs, le Secours catholique, la Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale (FNARS), la Fédération entraide protestante (FEP), la Cimade ou le
Réseau éducation sans frontières (RESF).
"Le principe, c'est de dire: si la solidarité devient un délit, alors nous nous constituons prisonniers
pour ce délit", a expliqué à l'AP Sandrine Witeska, porte-parole d'Emmaüs France. "On n'est pas des passeurs! Les actions qu'on mène, ce sont des actions en direction de personnes en
difficulté", a-t-elle souligné, précisant que des rassemblements sont prévus dans plus de 80 villes, notamment Bordeaux, Lyon Lille, Marseille, Rennes ou Strasbourg. La manifestation
parisienne aura lieu mercredi à 13h place Saint-Michel.
Dans leur communiqué commun, les associations rappellent que l'article L622-1
du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile stipule que "toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l'entrée, la circulation
ou le séjour irrégulier d'un étranger en France sera puni d'un emprisonnement de cinq ans et d'une amende de 30.000 euros".
"On a remis en lumière les objectifs fixés dans le projet de loi de finances de (...) 5.500
interpellations d'aidants pour 2011", estime Mme Witeska, ajoutant que "plus de 7.000 personnes se sont déjà inscrites" pour participer au mouvement. "Ce qu'on demande, c'est de
préciser la loi, pour que ce ne soit pas la porte ouverte à des interpellations et des gardes à vue de simples militants et bénévoles".
Dans le cadre de leur mobilisation, les associations ont aussi rédigé une proposition de loi. Ce texte aura
pour objet de "réaffirmer le principe de l'accueil inconditionnel dans les structures associatives susceptibles d'accueillir des migrants", de "dépénaliser les 'aidants'" et d'"interdire les
interpellations de personnes en situation irrégulière dans les lieux d'accompagnement et d'accès aux droits".
Le parti socialiste, qui comme les Verts notamment, a apporté son soutien à la mobilisation et annoncé que
les députés présenterait une proposition de loi visant à dépénaliser toute aide au séjour ne faisant pas l'objet d'un commerce et dont l'objet est de préserver l'intégrité et la dignité de la
personne humaine. Elle sera débattue le 30 avril à l'Assemblée nationale, selon un communiqué du PS.
Cette mobilisation intervient alors que deux migrants sont morts en France ce week-end. Un Afghan est décédé
lors d'une bagarre entre clandestins dimanche matin dans le square Villemin, dans le Xe arrondissement de Paris, devenu le refuge de plusieurs dizaines de réfugiés afghans en transit vers
l'Angleterre. Par ailleurs, un homme, probablement un clandestin selon la préfecture du Nord-Pas-de-Calais, a été découvert mort dimanche vers 3h du matin dans le tunnel sous la Manche par des
techniciens de maintenance. AP
Mercredi 8 avril, dans plusieurs dizaines de villes en France, des milliers de
personnes se rendront devant les palais de justice pour se constituer prisonniers. A Bordeaux, le rassemblement aura lieu à 13 heures, sur le parvis des droits de l'homme. A l'appel de nombreuses
associations (Emmaüs France, RESF, Fédération de l'Entraide Protestante, du Secours Catholique, de la Cimade, du Comede, du Gisti...), ils vont dénoncer la criminalisation de la
solidarité.
Aider les personnes en situation irrégulière peut aujourd'hui coûter cher. On se souvient par exemple de
cette femme de 59 ans, bénévole aux Restos du coeur, interpellée le 18 février pour avoir simplement permis à des sans-papiers de recharger leur téléphone portable... En effet, en France, c'est
désormais un délit d'accueillir, d'accompagner, ou seulement d'aider une personne en situation irrégulière. Interpellés les « aidants » tombent sous le coup de l'article 6.222-1 du Code relatif à
l'entrée, au séjour et au droit d'asile, qui punit de cinq ans d'emprisonnement et d'une amende de 30 000 euros l'aide à l'entrée, la circulation ou le séjour irréguliers. Les exemples se
multiplient. Le 19 mars, André Barthélemy, membre de la Commission nationale consultative des droits de l'homme et président de l'ONG lyonnaise Agir ensemble pour les droits de l'homme ( AEG) a
été condamné à 1 500 euros d'amende pour avoir protesté contre l'expulsion de deux sans papiers à bord d'un vol d'Air France Paris-Brazzaville, en avril 2008.
L'Etat veut interpeller 5 000 aidants en 2009...
Selon la loi de finances 2009, l'objectif du gouvernement est d'interpeller 5 000 aidants cette année. Pour protester, des associations appellent donc à manifester mercredi devant les tribunaux
et à se constituer prisonniers. « Nous sommes 5 500 citoyens décidés à rester des aidants ! Si la solidarité devient un délit, nous demandons à être poursuivis pour ce délit ! », peut-on lire
dans un communiqué de l'Asti, l'Association de Soutien aux Travailleurs Immigrés.
Le film Welcome remet la question des sans-papiers à l'ordre du
jour
Un débat, qu'a ravivé "Welcome", le dernier film de Philippe Lioret. Il met en scène un maître nageur français aux prises avec les autorités en raison de l'aide qu'il a offerte à un sans-papiers
irakien. Son réalisateur, Philippe Lioret, a fait bondir le ministre de l'Immigration, Éric Besson, en suggérant qu'il y a un parallèle à faire entre les «mécanismes répressifs» mis en place
contre les immigrés illégaux et ceux auxquels étaient soumis les Juifs à l'époque du régime de Vichy. Le parti socialiste, en écho au film, a annoncé son intention de présenter un projet de loi
contre le "délit de solidarité", qui ferait en sorte qu'il serait impossible de poursuivre en justice une personne venue en aide à un sans-papiers pour des raisons humanitaires. De son côté, Éric
Besson affirme que l'article de loi, au coeur de la polémique, est essentiel pour permettre la poursuite des passeurs et qu'il n'a pratiquement jamais été appliqué contre des citoyens
français.
Aqui - Nicolas César
La presse
La mort au bout de l’exil
Asile . Un réfugié afghan est mort et un autre a été blessé après une bagarre square Villemin à Paris. Le
corps d’un sans-papiers découvert dans le tunnel sous la Manche.
Drame de la misère, de l’isolement, du déracinement, un Afghan est mort et un autre a été gravement blessé
lors d’une bagarre entre plusieurs hommes hier en fin de matinée dans le square Villemin, à Paris (10e arrondissement). Au coeur de Paris, ce jardin public est devenu chaque nuit l’ultime
refuge pour des dizaines d’exilés afghans, y compris des enfants. Après la fermeture en 2002 du centre de Sangatte (Pas-de-Calais), des migrants somaliens, kurdes, irakiens ou afghans, toujours
plus nombreux, se sont éparpillés dans le pays, dans des conditions de grande précarité. À Paris, ils sont passés d’une dizaine à plus de 300 Afghans à errer autour de ce jardin, près du canal
Saint-Martin.
À la nuit tombée, ils escaladent les murs et les grilles du square et s’abritent à l’aide de cartons sous
les toboggans, entre les jeux d’enfants. Ils forment des abris de fortune, avec de simples cartons pour résister à l’humidité. Ils ont les poches vides, après avoir dépensé jusqu’à 15 000 euros
en passeurs pour traverser l’Iran, la Turquie, la Grèce et l’Italie et avoir subi humiliations et brutalités policières.
« Ils sont de plus en plus nombreux et de plus en plus jeunes », constate Dominique
Bordin, directeur de la protection des mineurs isolés de l’organisation France Terre d’Asile (FTDA) qui a répertorié 683 mineurs étrangers isolés en 2008 à Paris, contre 480 en 2007. Au point
qu’il n’est plus possible d’abriter les dizaines de mineurs présents. « Je ne peux en prendre que 28, regrette Dominique Bordin, entouré de gamins dont certains n’ont que douze ans. On
a demandé des places supplémentaires mais on nous a dit : pas de nouveau Sangatte à Paris. »
Nombreux sont ceux qui vont rester des mois voire des années « dans les couloirs de l’asile ».
Ils reprendront la route pour le Danemark, la Norvège ou la Suède, mais visent de moins en moins l’Angleterre, devenue difficilement accessible. Preuve s’il en était besoin, un sans-papiers,
probablement tombé d’un camion, a été découvert mort hier dans le tunnel sous la Manche par des techniciens de maintenance. L’homme, qui n’avait pas de papiers sur lui, n’a pas encore pu être
identifié, a informé le parquet de Boulogne-sur-Mer.
L'Humanité - D. S.
Des nuits côté jardin pour les migrants
Ils sont environ trois cents, presque tous afghans et très jeunes, à franchir chaque nuit les grilles du square Villemin,
près de la gare de l'Est (10e), pour dormir sur la pelouse, sous les toboggans ou à l'abri d'un arbuste. Dimanche matin, l'un de ces exilés est mort au cours d'une bagarre. Deux personnes ont été
placées en garde à vue. « Il y a parfois des rixes, mais ils sont dans l'ensemble très pacifiques, commente Rémi Féraud, le maire (PS) du 10e.
Ce drame s'explique sans doute par la grande précarité dans laquelle ils vivent. » Tandis que Nawroz, 19 ans,
montre un sac-poubelle caché derrière les grilles - « Je cache mes affaires ici pendant la journéeMoi, j'ai de la chance, on me prête une chambre. Mais eux, tous les soirs, ils
viennent dormir ici, après avoir passé la journée à traîner dans le quartier. Ils vivent comme des hommes de la jungle, sans se laver. Et souvent, la police les chasse. » » -,
Haib, 24 ans, commence à raconter, dans un anglais hésitant, le quotidien de ses compatriotes : «
Le jeune homme au regard sombre, arrivé il y a quelques mois, s'anime à l'évocation du film Welcome, qui
raconte l'histoire d'un réfugié kurde à Calais. « Je l'ai vu, c'est un bon film. Mais j'ai vécu encore pire. » Aujourd'hui, il apprend le français et espère rester à Paris, « parce qu'en
Angleterre, on risque plus d'être renvoyés chez nous ». Said partage le même rêve. Assis près d'un buisson, ce grand garçon de 23 ans feuillette un classeur dans lequel il a soigneusement rangé
tous les papiers de la préfecture de police. Un courrier daté de fin mars lui signifie son « obligation de quitter le territoire ». Comme les autres réfugiés de Villemin, il a pourtant
bien l'intention de rester
20 minutes - Lise Martin
Avec les exilés Afghans du square Villemin, à Paris
Plus d’une centaine de personnes, membres d'associations de défense des immigrés, militants communistes,
élus, citoyens, ont répondu lundi 6 avril à l’appel du Collectif de soutien des exilés du 10ème arrondissement de Paris. Le rendez-vous avait été fixé à 18 heures 30, devant le square Villemin,
pour dénoncer la grande précarité des migrants en errance autour de la gare de l’Est.
Ce rassemblement silencieux est une réaction aux deux drames survenus la veille : un demandeur d’asile afghan de 26 ans, est mort poignardé à la suite d’une bagarre dans le square Villemin où il
résidait. Par ailleurs, un migrant a été retrouvé mort à trois heures du matin dans le tunnel sous la Manche. Pour le collectif, ces incidents s’expliquent sans nul doute par les conditions de
vie "indignes" des exilés, et sont une raison supplémentaire d’affirmer l’urgence de mettre à leur disposition des moyens d’accueil et d’hébergement.
ILS ERRENT EN CLANDESTINS DE PAYS EN PAYS
Depuis la fermeture du centre d’hébergement de Sangatte en 2002, l’afflux des réfugiés en provenance
notamment d’Afghanistan, d’Irak, d’Erythrée et du Soudan n’a pas tari, bien au contraire. Certains rejoignent ainsi Paris. Dans la capitale, ces migrants séjournent aux abords de la gare de l’Est
et dans les jardins du 10ème arrondissement, devenus leur ultime refuge. Ils sont Afghans pour la plupart, 300 en moyenne selon le Gisti (Groupe d’information et de soutien des immigrés).
Beaucoup d’entre eux errent en clandestins de pays en pays, faute de pouvoir demander l’asile ailleurs qu’en Grèce, premier pays où ils ont fait l’objet d’une prise d’empreintes digitales,
conformément aux règles européennes. Pour d’autres, la France est le premier pays d’arrivée, et ils y ont déposé une demande d’asile. Mais dans les deux cas, "ils sont à la rue, sans
autorisation de séjour, sans allocation, sous la pression de la police et sous la menace d’une reconduite à la frontière", explique Jean-Pierre Alaux, chargé d’étude au Gisti.
Un des Afghans présents au rassemblement du 6 avril, qui a gardé l’anonymat, a bien voulu témoigner, dans un français encore timide : dans son pays, il était journaliste radio. Il raconte qu’il y
a deux ans, une bombe est tombée sur sa maison, tuant sa femme et ses deux fils. Il a pris la route de l’exil, seul et à pied, pour atteindre la France. Il n’a pas le statut de réfugié, car il
n’en a pas fait la demande : "A quoi ça sert ? C’est perdu d’avance", explique-t-il. "Ici, il n’y a pas de place pour dormir, pour travailler, pour vivre". Il compte partir en
Angleterre, où sont installés des membres de sa famille.
"VICTIMES D’UNE POLITIQUE DE MÉPRIS"
Dans le quartier du square Villemin, les habitants sont plutôt solidaires. "Je suis venue tendre la mains
aux exilés, car ça me fait mal de penser à ces pauvres gens qui ont vécu des parcours douloureux", explique Monique Nolleau, une habitante du 10ème arrondissement. "Et le pire, c’est
qu’on ne peut rien faire pour eux !" Plus généralement, c’est la politique d’immigration du gouvernement qui a été montrée du doigt lors du rassemblement. "Dans ce jardin sont installés
des citoyens transitoires de notre arrondissement", a déclaré Alain Lhostis, conseiller PCF de Paris, pour qui "ils sont victimes d’une politique de mépris, répressive, qui consiste à
fermer les portes de l’Europe de l’ouest". "Welcome, c’est ici, en bas de chez nous, tous les jours", s’est exclamé Eric Chopard, militant NPA de l’arrondissement, en référence au
dernier film de Philippe Lioret.
Le ministre de l’immigration Eric Besson a rappelé dans un communiqué paru lundi que "toute ouverture de centre permanent d’hébergement des étrangers en situation irrégulière était
exclue". M. Besson a par ailleurs annoncé une amplification de la lutte contre les filières d’immigration irrégulière, ainsi que le maintien d’un "haut niveau de contrôle" sur le secteur du
square Villemin.
Le Monde - Aurélie Collas
Du côté de la présidence de la
République
Evoquant le "contexte actuel de l'emploi", le président de la République Nicolas Sarkozy demande au
ministre de l'Immigration Eric Besson d'écarter "fermement" "toute perspective d'une relance globale, massive et indifférenciée de l'immigration de travail".
Dans la lettre de mission qu'il a lui adressée le 31 mars et communiquée aujourd'hui à la presse, Nicolas Sarkozy demande à son ministre de "renforcer la lutte contre l'immigration
irrégulière". Mais alors qu'il souhaitait lors de la campagne présidentielle passer à "une immigration de travail plutôt que familiale", le chef de l'Etat veut désormais encadrer de très près
le recours à l'immigration de travail.
"Dans le contexte actuel de l'emploi et compte tenu d'un taux de chômage de 22,2% des étrangers non communautaires d'après l'INSEE, toute perspective d'une relance globale, massive et
indifférenciée de l'immigration de travail doit être fermement écartée", écrit le chef de l'Etat. Pour lui, "la priorité absolue doit aller au retour à l'emploi des personnes qui en sont
privées en France".
La France ne doit accepter l'arrivée de nouveaux immigrants "de travail" que s'ils occupent un poste dans un secteur touché par une pénurie structurelle ou s'il est "avéré" que la personne en
question contribuera "au dynamisme et à la création d'emploi dans notre pays", ajoute le président.
Pour le reste, les régularisations doivent demeurer "exceptionnelles" et il convient de renforcer la lutte contre l'immigration irrégulière.
Eric Besson devra s'efforcer de renvoyer cette année 27.000 étrangers dans leur pays d'origine (contre plus de 29.000 l'an dernier), en accentuant les retours volontaires, qui représentaient
les deux-tiers des reconduites à la frontière en 2008.
Par ailleurs, le président de la République exige "une impulsion nouvelle à la répression des filière d'immigration clandestine" et demande que 5.000 interpellations soient réalisées contre des
"passeurs" et des "exploitants de l'immigration".
Des associations affirment que cette pression se traduit par tracasseries policières et des poursuites judiciaires à l'encontre des militants associatifs
aidant des sans-papiers. Emmenées par Emmaüs, le Secours catholique, la Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale (FNARS), la Cimade ou le Réseau éducation sans
frontières (RESF), une quarantaine d'associations appellent à des rassemblements mercredi devant les préfectures et les palais de justice pour se
constituer symboliquement "prisonnier" en signe de protestation
Le seul vrai Bal parisien : l’événement référence des soirées grand public.
Le Bal est né en janvier 1995 avec le Grand Orchestre de l’Elysée Montmartre : c’est une fête populaire, qui attire tous les 15 jours à Paris 1500 personnes issus de tous milieux, univers
et catégories sociales, et dont l’âge moyen oscille entre 20 et 35 ans.
A mi chemin entre la boum de nos années collège, la guinguette d'antan et le concert rock,
le Bal doit sa réussite à une philosophie qui le place au cœur des tendances actuelles en proposant à la fois de la musique live, du spectacle et du DJ set.
Un orchestre composé de 10 musiciens, chanteurs et instrumentistes venus de la chanson, et de la scène rock française, interprètent un répertoire d’environ 250 “gold”. Si vous êtes venus applaudir
El facteur lors de son passage à l'Atelier Porte Soleil en octobre dernier, vous reconnaitrez Miss Cathy et Hervé Haine au nombre de ces derniers.
Entre les sets du groupe, le DJ résident emporte la foule grâce à une sélection de tubes imparables.
Il y a 6 mois, la Mairie du 10e, en accord avec la Direction de la voirie de la Ville de Paris, a décidé, à titre
expérimental, d’inverser partiellement le sens de la circulation dans la rue René Boulanger (entre le boulevard Saint-Martin et la rue de Lancry).
Nous souhaitons maintenant recueillir l’avis des riverains et des commerçants afin de décider si ce
nouveau plan de circulation doit être pérennisé, modifié ou abandonné.
Vos réponses nous permettront de prendre en compte l’avis du plus grand nombre d’habitants et d’usagers du quartier.
Vous pouvez nous faire parvenir vos réponses avant le 10 avril :
Par la poste : Mairie du 10e, Cabinet du maire, 72, rue du Faubourg Saint-Martin, 75475 Paris cedex 10
Par Fax : 01 53 72 10 01
Par Mail : mairie10.cabinet@paris.fr
Ou encore déposer le questionnaire à l’accueil.
A l’occasion de la semaine du développement durable, plus de 20 animations festives et pédagogiques prendront place dans l’arrondissement pour informer et sensibiliser les habitants et
usagers du 10e.
Comme chaque année, cette semaine sera l’occasion de valoriser des réponses concrètes et quotidiennes aux enjeux du développement durable : toilettes sèches, ruchers d’abeilles, exposition et
conférences…
Pendant 7 jours, tout le 10e sera à l’heure du développement durable.
Le 15 mars: le programme de la semaine sera sur le site http://www.mairie10.paris.fr
Pour tous renseignements : contactez Olivia Leclercq au
01.53.72.10.32 ou par mail : olivia.leclercq@paris.fr
L’organisation de la Semaine du développement durable est pilotée par le ministère du Développement durable.
Cette opération a pour objectifs : d’expliciter auprès du grand public la notion de développement
durable d’inciter le grand public à adopter des comportements quotidiens
favorables au développement durable d’apporter au grand public des solutions concrètes de valoriser le Grenelle Environnement et les mesures qui en sont
issues
La Semaine du développement durable se place, cette année encore, dans la ligne du Grenelle
Environnement, qui donne un sens nouveau à cette opération : outre la nécessité de provoquer une prise de conscience, qui a désormais eu lieu en France, il est nécessaire de donner au
citoyen les moyens d’agir concrètement en faveur du développement durable.
Situé sur les bords du canal Saint-Martin, entre l’hôtel du Nord et l’espace Jemmapes, le lycée Marie
Laurencin s’intègre naturellement dans ce quartier historiquement dédié à l’industrie du vêtement.
Deux cent cinquante élèves se destinent, ici, aux métiers du prêt-à-porter. De la 3ème de découverte
professionnelle à la Terminale Bac Pro « Métiers de la mode et industries connexes », en passant par le CAP, le BEP, la mention complémentaire « Essayage, vente, retouches », une formation
complémentaire d’initiative locale (FCIL) lingerie et un GRETA, le lycée est le seul en Ile-de-France à proposer des formations spécialisées en prêt-à-porter.
Il dispose d’un matériel technique de pointe et d’un personnel enseignant très expérimenté. Outre les stages en entreprise, plusieurs actions offrent aux élèves la possibilité de se confronter au
monde du travail.
En vendant leurs productions, par exemple, tous les vendredis, de 15 h 30 à 17 h 30 dans une boutique
aménagée dans les locaux du lycée. En proposant également un service de retouches.
Mais aussi en participant à un concours de jeunes créateurs dotés de prix à l’issue d’un défilé annuel. Ce
défilé clôt les journées portes ouvertes qui ont lieu cette année les 20 et 21 mars de 9h à 17h
Ces journées portes ouvertes permettent aux visiteurs de voir travailler les élèves et leurs enseignants
dans les ateliers et d’admirer les vêtements créés.
Lycée Marie Laurencin
114, quai de Jemmapes
Tel : 01.44.52.16.16
Fax: 01.40.40.98.45 Ce.0750776L@ac-paris.fr
Le seul vrai Bal parisien : l’événement référence des soirées grand public.
Le Bal est né en janvier 1995 avec le Grand Orchestre de l’Elysée Montmartre : c’est une fête populaire, qui attire tous les 15 jours à Paris 1500 personnes issus de tous milieux, univers
et catégories sociales, et dont l’âge moyen oscille entre 20 et 35 ans.
A mi chemin entre la boum de nos années collège, la guinguette d'antan et le concert rock,
le Bal doit sa réussite à une philosophie qui le place au cœur des tendances actuelles en proposant à la fois de la musique live, du spectacle et du DJ set.
Un orchestre composé de 10 musiciens, chanteurs et instrumentistes venus de la chanson, et de la scène rock française, interprètent un répertoire d’environ 250 “gold”. Si vous êtes venus applaudir
El facteur lors de son passage à l'Atelier Porte Soleil en octobre dernier, vous reconnaitrez Miss Cathy et Hervé Haine au nombre de ces derniers.
Entre les sets du groupe, le DJ résident emporte la foule grâce à une sélection de tubes imparables.
Le lundi 9 mars dans la salle des fêtes de la Mairie de 14h à 18h.
A l’occasion de la Journée Internationale des Femmes, la Mairie du 10e, le Centre d’Action Sociale et le Comité de Paris pour l’Unicef s’associent pour faire connaître et adopter des poupées
frimousses : chaque poupée adoptée permet de sauver la vie d’un enfant..
Les poupées frimousses seront réalisées par le club du troisième âge Vellefaux et les élèves de l’école élémentaire des Récollets.
L’après-midi sera ponctué par diverses animations : conférence sur le rôle des femmes dans l’éducation des enfants et sur les actions de l’Unicef, atelier de fabrication de poupées frimousses avec
les enfants, exposition sur le travail des écoliers. Ces animations seront ponctuées par une ambiance musicale en trois temps.
Les enfants du primaire (hors maternelle) et du collège peuvent confectionner les poupées
Frimousses.
Quel intérêt pédagogique pour les Ecoles ?
Fabriquer une poupée Frimousse offre aux enfants un travail manuel et créatif. Ce projet, pédagogique,
humanitaire et civique, permet également d’initier les enfants au travail qu’effectue l’Unicef sur le terrain : soigner les enfants et faire connaître leurs droits fondamentaux, notamment le droit
à l’identité.
L’Unicef fournit, si nécessaire, du matériel pédagogique sous forme de cassettes ou d’affichettes et peut répondre à toutes les questions des enseignants.
Comment fabriquer les poupées ?
Les enfants apportent des chutes de tissus, de la laine et des éléments de décoration (plumes, rubans etc.)
pour fabriquer la poupée de leur création. Ils travaillent dans la classe ou dans des ateliers avec l’aide des parents et des bénévoles de l’Unicef.
Garçons ou filles ?
Les garçons aiment autant que les filles fabriquer des poupées. Tous les enfants laissent libre champ à
leur imagination pour créer des poupées uniques.
Comment se passent les séances d’adoption ?
Quand les poupées sont prêtes, chaque enfant demande à un adulte de sa famille ou à un proche d’adopter sa
poupée. Certaines écoles organisent une séance d’adoption, par exemple au moment de la fête de l’école quand les parents sont réunis.
Chaque poupée adoptée sauve un enfant. Les dons récoltés grâce aux poupées permettent à l’Unicef de continuer ses programmes de vaccination : il y a encore deux millions d’enfants qui meurent
chaque année des maladies évitables : poliomyélite, tétanos, diphtérie, coqueluche, rougeole, tuberculose. A titre d’information, 20 euros correspondent au prix d’un cycle complet de vaccination
d’un enfant d’un pays en voie de développement.
Si vous souhaitez participer au projet « Les Frimousses » dans les écoles ou rejoindre le rang de nos bénévoles, merci de contacter Valérie Metzger et ses équipes de bénévoles au
01 44 39 77 74 ou par email : projetfrimousses@unicef.fr
Cette année encore, les collèges du 10e arrondissement subissent de plein fouet les restrictions budgétaires
dans l’Education Nationale. Pour la rentrée 2009/2010, le Rectorat de Paris prévoit ainsi la suppression de plus de 70 heures d’enseignement sur l’ensemble des quatre collèges de
l’arrondissement.
Le collège de la
Grange-aux-Belles a été classé en ZEP (Zone d’éducation prioritaire) et en REP (Réseau d’éducation prioritaire) en 1998.
Il est le plus grand et certainement le plus sensible des collèges du 10e. Depuis quelques années, grâce à une équipe éducative très dynamique, des parents d’élèves actifs et des partenariats
variés, le collège a opéré une véritable transformation. Il s’est ouvert sur le quartier, a préservé une certaine mixité sociale des élèves, a su tisser des liens avec les établissements primaires,
les autres collèges, les associations, les lycées professionnels… Au sein de l’établissement, de nombreux dispositifs ont été mis en place pour favoriser la réussite éducative, diversifier l’offre
(sports, musique, nouvelles technologies, cinéma), aider à l’autonomie des élèves, améliorer l’image du collège.
Maintenir la dotation horaire actuelle permettrait de continuer le travail entrepris et de maintenir un égal accès à l’enseignement.
Sa diminution, telle qu'envisagée actuellement par le Rectorat, aurait des conséquences catastrophiques pour l’établissement.
De même, les collèges Bernard Palissy et Valmy devront renoncer, avec leurs nouvelles dotations horaires, à proposer des dispositifs pédagogiques adaptés aux enfants les plus en difficulté.
Dans ces trois collèges, les propositions du Rectorat signifient en effet la fin des demi-groupes en cours de technologie, d’informatique, de physique-chimie et l’abandon du soutien en
mathématiques et en français pour les élèves non francophones.
Enfin, le collège Louise Michel, avec des effectifs stables voit encore sa dotation légèrement diminuer, rendant très difficile le suivi des élèves et une organisation adaptée des emplois du temps
de chacun.
Les collégiens, l’ensemble des équipes éducatives et les parents d’élèves peuvent donc compter sur mon soutien sans faille et sur celui des élus du 10e, extrêmement mobilisés, pour défendre les
dotations horaires des collèges du 10e.
C'est sûr, si vous
fréquentez la rue des Vinaigriers, vous le reconnaissez : l'homme au chapeau !
Voila qu'il nous adresse en voisin du Bd Magenta une petite requête peu ordinnaire et bien
sympathique.
Bonjour les amis,
Quelle folie! Je me suis mis dans la tête de faire un blog poétique, et tous les jours, je mets en
acrostiche le prénom du Saint du jour, qu'il soit féminin ou....masculin (N'y voir qu'un exercice de style!).
avec des prénoms inusités ou presque sous nos tropiques :aujourd'hui c'est "Bernadette" et je ne vais pas
vous demander vos pièces jaunes, mais juste d'aller voir mon blog en cliquant sur ce lien :
et si vous l'accepter en votant en haut à droite, par un clic sur l'étoile de droite :
"j'adore".
Votre action va contribuer à me faire avancer dans la liste des blogs les plus consultés, ce qui
m'amènera de fait le trafic des curieux qui surfent sur www.anous.fr .
Bien sûr, vous avez le droit d'y aller aussi souvent que vous le souhaitez,
de le communiquer à ceux de vos amis dont c'est le jour de fête, et même de voter quotidiennement, mais seulement une fois par jour!
Il n'y a rien à gagner sauf un moment de poésie populaire et amoureuse....mais que serait la vie sans un
peu de poésie et sans beaucoup d'amour.
Le seul vrai Bal parisien : l’événement référence des soirées grand public.
Le Bal est né en janvier 1995 avec le Grand Orchestre de l’Elysée Montmartre : c’est une fête populaire, qui attire tous les 15 jours à Paris 1500 personnes issus de tous milieux, univers
et catégories sociales, et dont l’âge moyen oscille entre 20 et 35 ans.
A mi chemin entre la boum de nos années collège, la guinguette d'antan et le concert rock,
le Bal doit sa réussite à une philosophie qui le place au cœur des tendances actuelles en proposant à la fois de la musique live, du spectacle et du DJ set.
Un orchestre composé de 10 musiciens, chanteurs et instrumentistes venus de la chanson, et de la scène rock française, interprètent un répertoire d’environ 250 “gold”. Si vous êtes venus applaudir
El facteur lors de son passage à l'Atelier Porte Soleil en octobre dernier, vous reconnaitrez Miss Cathy et Hervé Haine au nombre de ces derniers.
Entre les sets du groupe, le DJ résident emporte la foule grâce à une sélection de tubes imparables.
Le 26 janvier marquera l’entrée dans l’année du buffle. La Mairie du 10e s’associe à cette occasion aux commerçants de
prêt-à-porter franco-chinois de l’arrondissement pour une manifestation festive qui se déroulera le mercredi 28 janvier.
Des lampions seront posés à cette occasion dans la rue du Faubourg Saint-Martin, entre le boulevard Magenta et la porte Saint-Martin. Les balcons de la façade de la Mairie seront également décorés.
Au programme de la journée : 10h à 10h30, sur le parvis de la Mairie : cérémonie d’éveil des dragons et des lions.
Les équipes chargées de l’éveil du dragon tendent au Maire d’arrondissement une enveloppe rouge dans laquelle il met un billet. Les dragons et les lions partent ensuite faire le tour des commerces
chinois ou non de la rue (pétards, remise de billets). Puis s’ensuivra un discours du Maire en salle des fêtes à 12h30.
Le représentant du consulat de Chine puis de M. CHI prendra également la parole. Entre 13h et 15h, cocktail debout et animations sur la scène.
Le nouvel an chinois 2008 dans le 13e
Les Chinois jouent sur l'homophonie de certains mets pour organiser le festin : ainsi, comme "poisson" et
"surplus" ont, en chinois, la même prononciation, du poisson est servi le soir du réveillon afin que le surplus soit garanti au cours de l'année. A la fin du festin, les convives s'échangent des
vœux de bonheur et de chance, ainsi que des enveloppes rouges contenant de l'argent. La tradition veut que la famille veille le plus tard possible : la télévision et les jeux de société, le majong
notamment, les aident alors à "monter la garde de l'année". Gage de longévité, plus la veillée est longue, plus la famille a de chance de se porter en bonne santé le plus longtemps possible.
Le premier jour de l'année est consacré aux visites à la famille élargie et aux amis : les Chinois appellent cette coutume "saluer l'année". Traditionnellement, ils portent des vêtements neufs et
si possible de couleur vive pour se rendre au temple et déposer leur baguette d'encens, qui doit porter chance pour la nouvelle année. Les Chinois ont sept jours de congés pour célébrer le Nouvel
An, début de la fête du printemps, qui, elle, dure quinze jours.
La nouvelle année chinoise du BOEUF de TERRE commencera le 26 janvier 2009.
Le Nouvel An chinois农历新年 (nónglì xīnnián) aussi appelé Fête du printemps ou Fête du Têt au Vietnam est la fête la plus importante pour les
communautés chinoises à travers le monde entier. Le terme nónglì xīnnián signifie littéralement "nouvel an du calendrier agricole" car il se célèbre suivant le calendrier chinois qui est à la fois
lunaire et solaire. Cette fête est un moment dont on profite en prenant des vacances, en se réunissant en famille et entre amis.
Vous habitez le 10e ? Vous y travaillez ? Vous y étudiez ? Vous utilisez les équipements et services de la Ville ?
Contribuez à la charte parisienne de la participation.
La Charte parisienne de la participation s'inscrit dans un cadre global et concerne toute la ville.
Elle posera des valeurs communes, des principes, des définitions sur la participation publique au sens large : expression des usagers, citoyens, habitants, dans le cadre de démarches de
concertation, dans les instances participatives, à travers les équipements publics... > Différents moyens vous sont proposés
pour formuler votre contribution sur paris.fr
Une urne est également disposée dans le hall de la mairie du 10e pour récolter les contributions et nous vous proposons une version papier du questionnaire permettant de faire connaître
succinctement vos principales attentes.