Rémi Féraud élu avec 74,96 % des voix
" Au 2nd tour des élections municipales, vous avez accordé 75 % de vos suffrages à la liste que je conduisais dans le 10e arrondissement.
Je veux vous exprimer ma reconnaissance et celle de l’ensemble de mes colistiers pour la confiance exceptionnelle que vous nous avez témoignée.
Notre équipe mettra en œuvre les engagements pris envers toutes et tous dans cette campagne pour améliorer la qualité de vie, développer la mixité sociale et la
solidarité, favoriser le dynamisme économique et commercial, soutenir la création artistique et faire vivre la démocratie.
Avec Bertrand Delanoë, nous placerons le 10e au cœur du mouvement de Paris.
Merci de votre confiance ".
Rémi Féraud
La gauche est largement confortée, la droite doit se reconstruire. "Paris a exprimé sa confiance dans l'avenir", s'est réjoui Bertrand Delanoë, dimanche 16
mars, sous les lambris de l'Hôtel de Ville. "Mais il n'y a nulle place pour l'autosatisfaction ni pour le relâchement de l'action", a-t-il ajouté après avoir salué, parmi les nombreux
invités, Lionel Jospin, radieux, au côté de sa femme, Sylviane Agacinski.
Avec 57,7 % des voix au second tour, la gauche amplifie son score du premier tour (41, 6 %). Pour la première fois, le PS, le PCF, le PRG et le MRC alliés aux Verts sont majoritaires en voix dans
la capitale. "On monte très haut dans les douze mairies de gauche sortantes", se félicitait, dimanche, Patrick Bloche. Le patron de la fédération socialiste de Paris fait partie des
trois maires PS élus au premier tour. "On ne pourra plus dire que l'élection de la gauche dans le 12e est un accident", se réjouissait Michèle Blumenthal, maire (PS) réélue avec 64,77 %
des voix contre 51 % en 2001. Le PS réalise son meilleur score dans le 10e arrondissement, où Rémi Féraud succède à Tony Dreyfus avec 74,96 % des suffrages.
Le PS fait aussi des avancées dans les arrondissements de droite. Avec 47,25 % des voix dans le 17e, Annick Lepetit (PS), qui se présentait contre Françoise de
Panafieu (UMP), accroît de plus de douze points le score de la gauche en 2001. La chef de file de la droite, maire sortante du 17e, est réélue, mais, dans cet arrondissement, l'UMP perd un
conseiller au profit du PS. La majorité sortante, qui détenait 92 sièges au Conseil de Paris, en rafle cinq de plus : les Verts reculent, passant de 17 à 9 sièges, mais le PS enregistre une forte
progression.
"FAIRE MIEUX ET PLUS VITE"
Malgré son net recul en voix, la droite conserve ses huit mairies d'arrondissement. Alors que la gauche espérait ravir le 5e à Jean Tiberi (UMP), celui-ci a conservé
son fief à la faveur d'une triangulaire avec le MoDem. Dans le 7e, Rachida Dati (UMP) est élue et la droite récupère le siège de conseiller de Paris gagné par la gauche en 2001. Dans le 8e,
François Lebel, maire sortant (UMP), arrive largement en tête devant Pierre Lellouche, le candidat officiel de l'UMP. Malgré ce duel interne à la droite, celle-ci ne perd pas de siège.
"La droite résiste", voulait croire Mme de Panafieu, dimanche. Mais sa défaite aiguise les ambitions de tous ceux qui, à l'UMP, sont candidats au "leadership" de
l'opposition, et ils sont nombreux. Claude Goasguen et Bernard Debré, élus sur la même liste, dans le 16e arrondissement, au premier tour, envisageraient de constituer chacun un groupe politique
au Conseil de Paris.
De son côté, le MoDem ne sauve qu'un siège sur les dix qu'il détenait. Seule Marielle de Sarnez est réélue dans le 14e arrondissement.
S'efforçant, dimanche, de rester sur le terrain municipal, Bertrand Delanoë a invité les élus à se mettre très vite "au travail". "Nous devons faire mieux et plus
vite que dans le mandat qui s'achève", a-t-il prévenu. Fort de sa victoire, le maire sortant est confronté à un double défi. Primo, il va devoir amplifier l'effort engagé depuis 2001 en
matière de logement social, de construction de crèches et de développement des modes de transport alternatifs à la voiture. Secundo, il s'est assigné un nouvel objectif prioritaire : "la
création d'emplois" à travers "l'innovation et le développement durable".
Seule "une vraie solidarité" entre la capitale et les départements limitrophes donnera "son efficacité" aux politiques du logement, des transports, et aux efforts de
la Ville en matière de développement économique, indiquait-il dans Les Echos du 5 mars. Or, ce "changement d'échelle" ne se fera pas sans l'appui de la région et de l'Etat. Pour réaliser
"Paris-Métropole", autrement dit le "Grand Paris" que Nicolas Sarkozy appelle aussi de ses voeux,M. Delanoë va devoir imaginer une forme de partenariat originale avec le chef de l'Etat.
Béatrice Jérôme - Le Monde 17 03 08
Lors de la réunion publique dans le quartier Château-d’Eau - Lancry le 28 février dernier, Rémi Féraud a fait les propositions suivantes pour le
quartier
Depuis 2001, le 10e est au cœur du mouvement de Paris. Dans le quartier Château-d’Eau / Lancry, nous avons mené de nombreuses réalisations : transformation du
boulevard de Magenta, extension du jardin Villemin et création d’un jardin partagé, rénovation et ouverture au public des Récollets, aménagement du « réseau vert » rue René Boulanger,
élargissement des trottoirs des rues de Lancry et des Vinaigriers pour les rendre plus agréables et commerçantes, ouverture de la crèche des Récollets et d’une halte-garderie dans la Mairie,
extension des locaux du Conservatoire.
Nos propositions pour le quartier :
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aménager le cœur du 10e : transformation du parvis de la gare de l’Est et du terminal de bus du boulevard de Strasbourg, création d’une esplanade
devant l’ancien couvent des Récollets, rénovation complète du square Saint-Laurent ;
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transformer la place de la République en un vrai espace de vie pour les Parisiens, en diminuant la place de la voiture et en facilitant l’accès des
piétons à un terre-plein central végétalisé ;
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poursuivre le « réseau vert » vers le canal Saint-Martin par les rues Taylor et Lucien Sampaix, après avoir amélioré les réalisations actuelles dans
la rue René Boulanger ;
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créer un grand auditorium dans le Conservatoire municipal Hector Berlioz ;
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ouvrir de nouvelles crèches pour répondre aux besoins des familles du quartier ;
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mettre en valeur le marché couvert Saint-Martin, préserver le commerce de proximité et lutter contre la monoactivité en s’appuyant sur l’action
confiée par la Ville à la Semaest ;
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améliorer la propreté par des interventions plus fréquentes des services de nettoyage municipaux et en mettant en place des actions de prévention et
de verbalisation.
Le programme pour le Xe en détail